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Onze ministres européens appellent à une relance post-Covid "verte"

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- - Kenzo Tribouillard

Pour les ministres de l'Environnement de onze pays dont la France, l'Italie, l'Espagne et les Pays-Bas, l'Union européenne doit résister à la tentation de solutions de court terme en réponse à la crise actuelle. Ils souhaitent que les investissements privilégient les énergies renouvelables, la rénovation des bâtiments ou encore le rétablissement de la biodiversité et l'économie circulaire.

Onze ministres européens de l'Environnement ont appelé ce vendredi à ce que les plans de relance post-épidémie de coronavirus prennent en compte les questions d'environnement et de climat.

L'heure est à la lutte contre l'épidémie, mais "nous devrions nous préparer à reconstruire nos économies en introduisant des plans de relance destinés à redonner à l'Europe et à ses citoyens un progrès et une prospérité rénovés et soutenables", écrivent-ils dans un texte publié par le site climatechangenews.com.

Envoyer un message fort

"Nous devons résister à la tentation de solutions à court terme en réponse à la crise actuelle qui risquent d'enfermer l'UE dans une économie basée sur les énergies fossiles pour des décennies", avertissent-ils.

"La leçon du Covid-19 est qu'il est essentiel d'agir rapidement. Nous devons donc tenir nos ambitions pour réduire les risques et les coût de l'inaction dans les domaines du changement climatique et de la perte de biodiversité", poursuivent-ils.

Ils appellent à une "réponse européenne commune" dans le cadre du +Green deal+ européen annoncé par la commission de l'UE, et à "accroître les investissements, particulièrement dans les domaines de la mobilité soutenable, de l'énergie renouvelable, la rénovation des bâtiments, la recherche et l'innovation, le rétablissement de la biodiversité et l'économie circulaire".

"Nous devons envoyer un message politique fort au monde et à nos citoyens que l'UE montrera l'exemple même dans ces moments difficiles et ouvrira la voie vers la neutralité carbone et le respect de l'accord de Paris", écrivent les ministres.

Le texte a initialement été publié avec les signatures des ministres autrichien, danois, italien, finlandais, letton, luxembourgeois, néerlandais, portugais, espagnol et suédois. La ministre française Élisabeth Borne a ensuite annoncé sa signature sur Twitter, écrivant que "la France est également à l’initiative d’un courrier à l'attention de la Commission européenne qui va dans ce sens".

Neuf ONG, dont la Fondation Nicolas Hulot française ou la branche européenne de 350.org ont de leur côté apporté leur soutien à l'initiative des ministres européens, estimant que nous traversions "un moment de vie ou de mort pour l'Union européenne et notre planète".

C.C. avec AFP