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Union européenne

GPS européen: Galileo revendique un milliard de mobiles connectés

Avec ses 26 satellites en orbite, l'européen Galileo peut géolocaliser quelqu'un au sol à moins d'un mètre, contre moins de 5 mètres avec le système américain GPS.

Avec ses 26 satellites en orbite, l'européen Galileo peut géolocaliser quelqu'un au sol à moins d'un mètre, contre moins de 5 mètres avec le système américain GPS. - @GSA ; @European GNSS Agency

La constellation européenne de satellites a franchi le cap du milliard d’utilisateurs, correspondant au nombre total de smartphones en service dotés d'une puce compatible avec le GPS Galileo.

Le GPS européen a atteint un poids très significatif en nombre d'utilisateurs de ses services de navigation et de géolocalisation. Le nombre total estimé de smartphones activés, selon Galileo, a atteint un milliard d'unités. Ce seuil symbolique a été franchi cette semaine alors que l'Agence européenne GSA, responsable du programme Galileo, célébrait son 15e anniversaire.

Ce palier a été franchi alors que le premier smartphone à embarquer une puce électronique compatible avec les services de Galileo a été mis sur le marché en juillet 2016. Depuis lors, l'essor des smartphones compatibles Galileo a surfé sur une courbe ascendante très dynamique.

Aujourd'hui, 95% des entreprises qui produisent des puces de smartphone pour la navigation par satellite fabriquent des puces qui permettent à Galileo. Sur le site internet officiel, (www.usegalielo.eu), 156 terminaux mobiles compatibles étaient répertoriés à la date du 27 aout 2019. 

Le succès du système européen de géolocalisation s'explique par le fait que, "depuis deux à trois ans, les puces électroniques qui équipent les smartphones se verrouillent automatiquement sur le système de navigation le plus précis. Or, de tous ceux existants, c'est Galileo qui est le plus performant. Avec, on peut géolocaliser un lieu, une personne, à plus ou moins 1 m, contre plus ou moins 5 m avec le GPS américain. C'est cet avantage technologique qui nous a permis cette fantastique montée en puissance" s'est félicité Jean-Yves Le Gall, président du CNES, dans Le Parisien.

Le succès grandissant que connaît la constellation européenne de satellites ne peut faire oublier qu'elle a connu plusieurs graves problèmes techniques de jeunesse.

Outre la mauvaise mise sur orbite d'un de ses satellites en août 2014, le GPS européen a connu durant l'été dernier, à la mi-juillet, une panne de service qui a duré plusieurs jours. Galileo a été affecté par un incident technique lié à son infrastructure au sol", qui a provoqué "une interruption temporaire des services initiaux de navigation et de synchronisation". Ce fut en fait un défaut d'équipement au sol qui n'était pas redondant et dont la panne fut bloquante pour le service.

La constellation Galileo comporte actuellement 26 satellites en orbite et devrait en compter quatre de plus en 2020. De quoi mieux rivaliser avec ses trois homologues mondiaux que sont les GPS américain, russe et chinois.

la sncf prévoit d'équiper 320 tgv de récepteurs galileo d'ici fin 2019

La SNCF a équipé près de 50% de ses trains TGV de récepteurs Galileo. L'entreprise publique y voit un moyen d'améliorer la gestion des informations client et du trafic. "Au début de 2019, quelque 250 trains à grande vitesse étaient déjà équipés de récepteurs prêts pour Galileo. Cela représente près de 50% de la flotte de TGV de la SNCF. Environ 320 trains devraient être prêts pour Galileo d'ici fin 2019", a déclaré Antoine Barre, responsable des projets de localisation des trains chez SNCF, sur le site internet de l'agence européenne GSA (Global navigation Satellite systems Agency), qui gère la constellation Galileo .

À terme, la géolocalisation s'inscrira dans la numérisation des infrastructures ferroviaires et le développement de trains autonomes grâce à une localisation précise et sûre des trains. Les récepteurs installés dans le train et connectés via des réseaux sans fil devraient réduire considérablement les coûts d'exploitation, de maintenance et de renouvellement du réseau.

Frédéric Bergé