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Brexit: Boris Johnson appelle l'UE à "laisser tomber" le backstop irlandais

Boris Johnson est attendu ce jeudi 22 août à Paris

Boris Johnson est attendu ce jeudi 22 août à Paris - Tobias SCHWARZ / AFP

Pour le Premier ministre britannique, un accord sur le Brexit sera possible à condition que l'UE abandonne ce dispositif permettant d'éviter le retour d'une frontière physique entre les deux Irlande.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré ce samedi que l'Union européenne devait "laisser tomber" le dispositif pour la frontière irlandaise (backstop) prévu dans le projet d'accord sur le Brexit, si elle voulait éviter une sortie sans accord du Royaume-Uni de l'UE.

"Je ne veux pas qu'il n'y ait pas d'accord. Je dis à nos amis dans l'UE, s'ils ne veulent pas un Brexit sans accord, alors il faut que nous laissions tomber le backstop (filet de sécurité, ndlr) hors du traité", a dit le Premier ministre à la presse dans l'avion juste avant d'atterrir en France pour le sommet du G7.

Le dispositif prévu dans le traité du Brexit pour la frontière irlandaise, entre la partie de l'île qui fait partie du Royaume-Uni et la République d'Irlande qui est membre de l'UE, constitue l'un des principaux points de désaccord entre Londres et Bruxelles. Il prévoit que, faute de meilleure solution à l'issue d'une période transitoire, et pour éviter le retour d'une frontière entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande, le Royaume-Uni tout entier reste dans un "territoire douanier unique" avec l'UE.

Boris Johnson et l'UE se rejettent la faute

Boris Johnson estime que ce dispositif porte atteinte à la "souveraineté de l'État britannique" et l'empêcherait de mener une politique commerciale indépendante des règles de l'UE. "Si Donald Tusk (le président du Conseil européen, ndlr) ne veut pas rester comme Mr No Deal Brexit, il devrait garder cela à l'esprit", a lancé le Premier ministre britannique.

"L'UE a toujours été prête à la coopération", avait assuré peu avant Donald Tusk, également présent à Biarritz pour le G7, alors que la date officielle du Brexit du 31 octobre approche à grand pas sans que de réelles perspectives d'accord se dessinent. Donald Tusk a lui aussi déclaré qu'il "espérait que le Premier ministre Johnson ne voudra pas entrer dans l'Histoire comme Mr No Deal".

Jeudi, en recevant Boris Johnson à Paris, Emmanuel Macron s'était montré ferme sur la question irlandaise, estimant que le traité négocié apporte des "garanties indispensables à la préservation de la stabilité en Irlande à l'intégrité du marché unique", deux lignes jaunes infranchissables pour lui.

johnson "très inquiet" de la guerre commerciale

Le Premier ministre britannique Boris Johnson s'est dit "très inquiet" samedi de la guerre commerciale sino-américaine, jugeant que ce n'était "pas une manière de faire". "Je suis très inquiet. Le Royaume-Uni risque d'être impliqué là-dedans (...) Ce n'est pas une manière de faire", a-t-il déclaré en arrivant au sommet du G7 à Biarritz dans le sud-ouest de la France.

P.L avec AFP