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"Un accord est possible" avec la Grèce, pour la Banque de France

Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, était l'invité d'Hedwige Chevrillon dans le Grand Journal ce 12 février.

Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, était l'invité d'Hedwige Chevrillon dans le Grand Journal ce 12 février. - BFM Business

Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, sur BFM Business ce jeudi 12 février, a estimé que l'Europe et la Grèce pouvaient parvenir à un accord sur la dette.

La Grèce et l'Europe semble dans une impasse après un Eurogroupe mercredi à Bruxelles où les ministres des Finances de la zone euro n'ont pu que constater leurs désaccords avec Athènes, pourtant, pour le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, un consensus peut être trouvé.

"Un accord est possible, mais il faut que les Grecs soient décidés à négocier sérieusement", a -t-il déclaré sur BFM Business ce 12 février. Mais quand bien même, "un accord sur la dette ne changerait rien au problème de la Grèce", estime-t-il.

Le problème de la Grèce n'est pas sa dette

"18 pays sur 19 ont fait front commun parce qu'ils avaient la même analyse: le problème de la dette, que la Grèce a mis en avant, n'est pas réellement un problème. Ses créanciers ne lui réclament rien avant 2020. Le problème de la Grèce, c'est de retrouver la croissance".

Si elle a perdu 25% de croissance depuis les cures d'austérité, estime le gouverneur de la Banque de France, c'est parce qu'elle vivait auparavant en empruntant de l'argent qu'elle n'avait pas. "Les Grecs ne peuvent pas dire aux autres pays de financer les promesses électorales" de Syriza, souligne-t-il.

Et de rappeler que "la France a prêté 42 milliards de manière directe et indirecte à la Grèce. Si on procédait à l'effacement de la moitié de cette somme, cela voudrait dire qu'on demanderait à chaque ménage français de payer 1.000 à 1.200 euros d'impôts de plus". 

N.G.