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Un accord avec la Grèce avant vendredi?

La Grèce ne veut pas mettre en oeuvre les politiques d'austérité exigées par les créanciers réunis au sein de la "troïka".

La Grèce ne veut pas mettre en oeuvre les politiques d'austérité exigées par les créanciers réunis au sein de la "troïka". - John Tys - AFP

La Grèce pourrait demander jeudi 19 février une extension du programme d'aide. Si l'Allemagne refuse de dissocier cette prorogation de l'accord de prêts européens de la mise en œuvre de réformes, la France, elle, souhaite qu'une solution soit trouvée d'ici la fin de la semaine.

"Si jamais on s'orientait vers une sortie de la Grèce de l'euro ce serait un échec politique grave". La France fera donc tout pour qu'un accord intervienne rapidement entre la Grèce et les institutions européennes, a déclaré mercredi 18 février le ministre français des Finances, Michel Sapin.

"Il faut trouver la solution qui permette à la Grèce d'avoir toute sa place dans l'Europe et à l'Europe de tenir compte des choix qui ont été faits par le peuple grec", a poursuivi Michel Sapin. "L'objectif de la France est qu'un accord soit trouvé avec la Grèce d'ici la fin de la semaine".

Selon un responsable du gouvernement grec, la Grèce attendra jeudi matin pour demander à ses partenaires de la zone euro une prolongation d'un "accord de prêt".

Cette source n'a pas précisé quelle forme prendrait la demande d'Athènes à la zone euro. Cette dernière a intimé à la Grèce de demander d'ici vendredi au plus tard une extension du programme d'aide.

Les mesures de rigueur au coeur des discussions

Or la Grèce continue de différencier la prorogation de l'accord de prêts européens, qui expire normalement en fin de semaine prochaine, de celle des mesures de rigueur qui l'accompagnent, que le gouvernement Tsipras souhaite remettre en cause. Parmi elles figurent notamment la promesse de ne pas détricoter les réformes déjà engagées, de ne pas en engager de nouvelles qui pèseraient sur les finances publiques grecques, ou encore un engagement d'Athènes à rembourser tous ses créanciers.

L'Allemagne refuse d'envisager l'abandon des mesures de réforme programmées dans le plan d'aide à la Grèce actuellement en cours et le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a jugé que le gouvernement d'Alexis Tsipras n'avait jusqu'ici pas fourni "le moindre début de réponse" sur la façon dont il comptait sortir la Grèce de ses problèmes.

D. L. avec AFP