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UE : 120 milliards d’euros pour stimuler la croissance

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Les 27 dirigeants de l'Union Européenne se sont mis d'accord ce jeudi soir sur un pacte pour la croissance d'un montant de 120 milliards d'euros, pour booster les investissements. Concrètement en France, quelles seraient les répercussions de cette avancée vers plus de fédéralisme ?

Réunis à Bruxelles pour le 19e sommet de crise en deux ans, les 27 dirigeants de l'Union Européenne se sont mis d'accord hier jeudi soir sur un pacte pour la croissance d'un montant de 120 milliards d'euros. Un premier texte a été publié hier. Les participants demandent aux quatre hauts responsables de l'UE (présidents du Conseil, de la Commission, de la Banque Centrale et de l’Eurogroupe) de rédiger une "feuille de route" pour une vraie Union Economique et Monétaire. Une feuille de route pour renforcer l'intégration au sein de l'Union. Et donc donner à Bruxelles plus de pouvoir.

Bruxelles n’aurait pas accepté la hausse du Smic

Quelles seraient les répercussions de cette avancée vers plus de fédéralisme ? Des exemples précis en France : si l'on avance vers une union comme le souhaite l'Allemagne, pas sûr que Bruxelles aurait accepté la récente augmentation du Smic, ou l'embauche de 60 000 professeurs voulus par François Hollande. En revanche, la réduction des dépenses de 7% dans les ministères annoncée hier jeudi aurait été vue d'un meilleur œil.

« Un pour tous et tous pour un... »

En clair, l’union économique et monétaire, c'est un vrai gouvernement européen, qui met son nez dans les politiques économiques de chaque pays. Un parlementaire européen résumait : « C'est un pour tous et tous pour un ! ». "Un pour tous", c'est chaque pays qui fait preuve de rigueur pour ne pas faire couler les autres, quitte à l'obliger à prendre telle ou telle mesure économique. En échange, on a le "tous pour un" : les membres de l'union qui viendrait à la rescousse d'un voisin en difficulté.

La Rédaction, avec Thomas Chupin