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Travail du dimanche: Macron veut appliquer sa loi dès juillet

Emmanuel Macron indique que plusieurs de ses mesures devront entrer en vigueur au 1er juillet

Emmanuel Macron indique que plusieurs de ses mesures devront entrer en vigueur au 1er juillet - Eric Piermont - AFP

Après avoir utilisé l'article 49-3 de la Constitution pour faire passer son projet de loi, le ministre de l'Economie explique au JDD vouloir aller plus loin sur les réformes. Il indique également que plusieurs dispositions de son texte doivent entrer en vigueur dès le 1er juillet.

Ce n'est un secret pour personne: Emmanuel Macron veut aller vite. Le ministre de l'Economie donne ainsi au JDD de ce dimanche 22 février un calendrier très serré pour l'application de son projet de loi pour la croissance et l'activité.

Après être passé dans la douleur à l'Assemblée grâce à l'article 49-3 de la Constitution, le texte sera présenté en avril au Sénat, avant de repartir ensuite pour une dernière lecture à l'Assemblée. "Il entrera ensuite en vigueur rapidement. Beaucoup de décrets sont déjà prêts", explique Emmanuel Macron dans une interview à l'hebdomadaire.

Le ministre de l'Economie annonce ensuite que de "nombreuses dispositions seront mises en œuvre au 1er juillet", citant "l'ouverture des magasins le dimanche, les 30% de compensation salariale dans les grandes surfaces" ou encore la réforme du permis de conduire.

"Nous ne pouvions pas accepter l'obstruction"

Revenant par ailleurs sur les difficultés qu'a rencontrées son texte devant les députés, Emmanuel Macron assure qu'"une majorité de conviction" existe sur son projet de loi. Il rappelle à ce titre "avoir accepté plus de 1.000 (amendements, ndlr) venant du groupe majoritaire comme de l'opposition".

"Le texte a été enrichi et renforcé. Beaucoup de parlementaires m'ont dit ne jamais avoir connu cette écoute et cette ouverture", poursuit-il. "Après un tel travail, nous ne pouvions accepter pas l'obstruction", conclut-il ensuite pour justifier l'utilisation de l'article 49-3.

Une "loi travail en préparation"

Mais au-delà de son actuel projet de loi, Emmanuel Macron veut aller plus loin. "Nous allons poursuivre les reformes avec détermination. Tout simplement parce que les Français l'attendent. Ils veulent que nous débloquions ce qui les entrave. Que nous les aidions à entreprendre, investir, innover, se déplacer, se loger", déclare-t-il.

Première étape mercredi prochain. Les partenaires sociaux seront reçus par Manuel Valls et le ministre du Travail François Rebsamen. Une rencontre qui servira de consultation à l'exécutif qui prépare une "loi travail", avec plusieurs chantiers. Selon le JDD le texte contiendrait la fusion de la prime pour l'emploi et du RSA en "prime d'activité" ainsi que la réforme des seuils sociaux. Autre piste: l'assouplissement du dispositif permettant aux entreprises de déroger aux 35h.

Dans son interview, Emmanuel Macron rappelle que cette possibilité a été "introduite par les partenaires sociaux et validées par la loi de sécurisation de l'emploi en 2013". "Un bilan en sera rapidement tiré dans le but de donner davantage d'instruments aux partenaires sociaux pour éviter de détruire les emplois ou pour en créer", indique-t-il.

J.M.