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Tourisme: Ile-de-France et Côte d'Azur ont souffert en 2009

Plage de Nice. La Côte d'Azur et l'Ile-de-France et ont davantage souffert que d'autres régions comme la Bretagne et la Corse d'une saison touristique 2009 en demi-teinte, selon l'Insee. /Photo d'archives/REUTERS/Sébastien Nogier

Plage de Nice. La Côte d'Azur et l'Ile-de-France et ont davantage souffert que d'autres régions comme la Bretagne et la Corse d'une saison touristique 2009 en demi-teinte, selon l'Insee. /Photo d'archives/REUTERS/Sébastien Nogier - -

PARIS - L'Ile-de-France et la Côte d'Azur ont davantage souffert que d'autres régions comme la Bretagne et la Corse d'une saison touristique 2009...

PARIS (Reuters) - L'Ile-de-France et la Côte d'Azur ont davantage souffert que d'autres régions comme la Bretagne et la Corse d'une saison touristique 2009 en demi-teinte, selon l'Insee.

D'après une enquête publiée vendredi, le succès du camping a permis d'ensoleiller une année 2009 plutôt sombre pour l'hôtellerie classique.

Sur la seule saison d'été, le nombre de nuitées dans les campings a ainsi progressé de 4,2% alors qu'il a chuté de 4,0% dans les hôtels.

Avec 103 millions de nuitées dans les campings entre mai et septembre, "2009 est même la meilleure saison depuis le début des années 2000", souligne l'Institut national des statistiques et des études économiques.

La durée moyenne des séjours a été de quatre jours et demi pour les emplacements nus et d'une semaine pour les emplacements dits locatifs (chalet, bungalow, mobile-home, etc.).

La situation a été plus difficile pour les hôtels, qui ont constaté sur l'ensemble de l'année un nombre de nuitées en baisse de 4,9 %.

"Cette baisse intervient après quatre années favorables et 2009 se situe au niveau des années 2003 et 2004", tempère l'Insee.

La durée moyenne des séjours est resté stable, à 1,8 jour.

Selon les auteurs de l'enquête, les hôtels "ont souffert tout à la fois d'une diminution de la clientèle d'affaires et d'une moindre venue des touristes étrangers".

"Le recul a été plus important hors de la période d'été et les difficultés ont été plus grandes dans les villes que sur le littoral ou à la montagne", ajoute-t-on.

Quatre régions ont été particulièrement touchées par les mauvais résultats de l'hôtellerie : l'Ile-de-France, le Nord-Pas-de-Calais, Midi-Pyrénées et Provence-Alpes-Côte d'Azur.

En région parisienne, les hôtels ont perdu quatre millions de nuitées, essentiellement à cause de la raréfaction des clients étrangers.

Dans le Nord, les touristes d'Europe du Nord, surtout les Britanniques, ont fait défaut.

En Midi-Pyrénées, le tourisme, très lié à la ville de Lourdes, a reculé en 2009 par rapport à 2008, marquée par le 150e anniversaire des apparitions présumées de la Vierge et par la venue du pape Benoît XVI à cette occasion.

L'embellie dans les campings n'a pas compensé la perte subie par les hôtels.

Enfin en Provence-Alpes-Côte d'Azur, la hausse de fréquentation des campings, plus modérée qu'ailleurs, n'a pas compensé la chute du nombre de nuitées liée, comme à Paris, à la désaffection des touristes étrangers.

Quatre régions littorales ont, en revanche, tiré leur épingle du jeu : Languedoc-Roussillon, Aquitaine, Corse et Bretagne. L'année a aussi été favorable à deux régions de montagne, Rhône-Alpes et Auvergne.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse