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Thierry Mandon: "l'usager est remis au coeur des préoccupations de l'administration"

Le secrétaire d'Etat en charge des simplifications administratives était l'invité de BFM Business ce 18 juillet

Le secrétaire d'Etat en charge des simplifications administratives était l'invité de BFM Business ce 18 juillet - -

Le secrétaire d'Etat à la réforme de l'Etat et à la simplification administrative était l'invité de BFMBusiness ce 18 juillet. Il est revenu sur les projets gouvernementaux sur ce sujet pour la rentrée.

Thierry Mandon devrait être l'un des ministres en vue de la rentrée. Le secrétaire d'Etat à la réforme de l'Etat et à la simplification administrative doit en effet mettre en musique le programme de simplification promis par François Hollande et Manuel Valls aussi bien pour les entreprises que pour les particuliers. Invité ce 18 juillet de BFM Business, il a rappelé sa feuille de route.

Le site fairesimple-gouv.fr opérationnel

Il a d'abord insisté sur "le renversement de logique pour réformer l'administration. Avant, c'était les administrations centrales qui proposaient des réformes. Désormais, cela doit venir des administés", a-t-il affirmé. Le gouvernement a ainsi lancé en début de semaine un site, fairesimple-gouv.fr sur lequel tous les Français peuvent déposer leurs propositions de simplication des démarches administratives. "On remet donc l'usager au coeur des préoccupations de l'administration. C'est le sens de ce site", a-t-il lancé.

Tous les mois, le gouvernement listera 50 mesures de simplifications pour les particuliers et fera de même tous les six mois pour les entreprises. Concernant les particuliers, Thierry Mandon estime que le premier domaine de simplification doit concerner la protection sociale. "Tous les acteurs de cette protection sociale et pas seulement l'Etat doivent simplifier les démarches".

"On ira jusqu'au bout"

Il est aussi revenu sur la volonté de ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, de mettre un terme aux rentes de situation de certaines professions protégées. "Il y a des excès, c'est clair", a-t-il estimé. "Est-il normal que l'on paie 780 euros pour 20 heures de conduite en vue du permis en province et 1.425 euros à Paris?", s'est-il interrogé. Il a également pointé du doigt les tarifs des huissiers. Mais à l'inverse, les "rentes de situation" des pharmaciens en zones rurales ne lui paraissent pas scandaleuses.

Là aussi, il estime que la bonne méthode n'est pas de faire des grandes réformes d'ensemble, mais de "regarder cas par cas". "Il faut négocier avec certaines professions un retour à la raison". "Mais on ira jusqu'au bout", a-t-il prévenu ceux qui pensent passer à travers les gouttes.

P.C