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Taxes sur l'acier: à Washington, Bruno Le Maire tente de faire pression sur les États-Unis

Bruno Le Maire était à Washington dans le cadre des réunions du FMI.

Bruno Le Maire était à Washington dans le cadre des réunions du FMI. - Brendan Smialowski - AFP

Le ministre de l'Économie a notamment refusé d'entrer dans un "combat contre la Chine", accusée de pratiques déloyales.

Bruno Le Maire a exhorté Washington à lever de manière définitive ses tarifs sur les importations d'acier et d'aluminium européens et a refusé d'entrer dans un "combat contre la Chine", accusée de pratiques commerciales déloyales.

"Nous ne nous contenterons pas d'une exemption provisoire", a déclaré le ministre de l'Économie, en marge des réunions du FMI. "Les augmentations de tarifs ne peuvent pas peser comme une épée de Damoclès sur les relations commerciales entre les États", a-t-il ajouté.

Un combat contre la Chine serait "vain et inutile"

Il s'est par ailleurs refusé "d'entrer dans un combat contre la Chine. Ce serait vain et inutile", a-t-il ajouté, soulignant qu'il voulait au contraire engager Pékin dans un dialogue constructif. "Et nous ne voulons le faire qu'une fois que nous sommes totalement libres, sans la menace de tarifs au-dessus de notre tête".

Il a souligné que le "vrai sujet était la redéfinition du multilatéralisme commercial en tenant compte de la réalité chinoise".

Bruno Le Maire, qui participe aux réunions des ministres des finances du G20, a en outre déclaré que la France était disposée à reconnaître que la Chine devait améliorer ses pratiques en matière de commerce. La France dit ainsi partager le diagnostic des Américains. "Nous avons des difficultés sur les surcapacités de l'acier, nous avons un sujet sur la protection de nos technologies, nous ne voulons pas de pillage des technologies françaises", a souligné le ministre.

Y.D. avec AFP