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GE: Accueilli sous les huées Bruno Le Maire estime que "le plan doit être amélioré"

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En visite à l'usine General Electric de Belfort, le ministre de l'Economie a assuré que l'Etat est prêt à financer une partie du plan de reprise.

"Le plan social (de General Electric) doit être amélioré", a souligné lundi à Belfort le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, venu évoquer l'avenir industriel du site visé par un vaste plan social annoncé la semaine dernière par le groupe américain.

"Pour chaque euro d'argent privé qui sera mis dans l'activité aéronautique, je suis prêt à mettre un euro d'argent public pour ouvrir de vraies perspectives de transformation industrielle sur les activités qui paraissent porteuses", a annoncé le ministre. 

Bruno Le Maire est arrivé lundi à Belfort sous les huées et les sifflets de centaines de personnes qui s'étaient réunies un peu plus tôt pour une assemblée générale convoquée par les syndicats de General Electric, après l'annonce d'un vaste plan social.

Le ministre de l'Economie, dont le cortège officiel était précédé de motards de la police, s'est engouffré dans un bâtiment, face au lieu de l'AG, particulièrement conspué par une vingtaine de gilets jaunes qui s'étaient placés au premier rang des manifestants, selon des journalistes de l'AFP.

Le ministère de l'Economie avait annoncé dimanche que Bruno Le Maire se rendrait à Belfort pour "échanger avec les représentants des salariés de General Electric ainsi que les élus locaux au sujet de la situation actuelle de l'entreprise et de l'avenir industriel du site".

"Défendre les gilets jaunes"

"Pour défendre les salariés, pour défendre les retraités, pour défendre les gilets jaunes, on est là, même si Macron ne le veut pas", ont scandé les manifestants, au nombre de 700 à 900 selon la police.

"Aujourd'hui, nous sommes là pour une chose : stopper ce plan massif de délocalisations hors de Belfort", avait lancé auparavant, à la tribune de l'AG des syndicats, Philippe Petitcolin (CFE-CGC). 

"C'est ce que nous allons demander au gouvernement, le gouvernement qui se dit vigilant, le gouvernement qui ne connaît pas le dossier, qui ne connaît pas le marché", avait-il poursuivi.

"Aujourd'hui, le gouvernement est le seul à pouvoir nous aider, le seul à pouvoir négocier avec les patrons américains de General Electric", avait souligné le syndicaliste, selon lequel "supprimer 800 emplois, c'est supprimer le business gaz" de GE.

General Electric emploie quelque 4.300 salariés à Belfort, dont 1.900 dans son entité gaz. Mardi, il avait annoncé sa volonté de supprimer plus de 1.000 postes en France, dont 792 dans cette entité qui produit des turbines à gaz et 252 dans d'autres entités dédiées aux "fonctions supports".

F.B. avec AFP