BFM Business

Semaine cruciale pour le sauvetage de la Grèce

"Un accord sur les réformes demandées au pays pourrait intervenir la semaine prochaine, a indiqué ce vendredi le président de l'Eurogroupe. Malgré tout, le chantier s’annonce compliqué à mettre en œuvre."

Si les Grecs devraient vivre un été plus calme que l’an passé, tout n’est pas réglé, loin de là dans le pays le plus endetté de la zone euro. L’heure est toutefois à l’optimisme au sein de l'Eurogroupe, dont le président Jeroen Dijsselbloem a indiqué espérer que la situation se débloque la semaine prochaine.

"Nous visons une prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro jeudi pour conclure l'évaluation des réformes en Grèce et commencer les discussions sur la soutenabilité de sa dette", a ainsi déclaré vendredi 22 avril le ministre néerlandais des Finances, lors d'une conférence de presse.

Malgré tout, les réformes promises il y a neuf mois accusent un certain retard, même si certaines sont engagées: relèvement du taux de TVA, recul de l'âge de départ à la retraite ou encore ouverture des magasins le dimanche. Des mesures qualifiées de "bonnes nouvelles" par le président de l'Eurogroupe, mais qui ne sont pas suffisantes.

Du retard sur plusieurs réformes majeures

La Grèce a en effet pris du retard sur le lancement d'une réforme, en profondeur, de son système de retraites. La grande réforme promise sur la fiscalité se fait aussi attendre. La question des créances douteuses présentes dans les bilans des banques n'est pas non plus réglé. Et le pays doit également accélérer son plan de privatisation.

Autant de sujets sur lesquels l'Eurogroupe se penche actuellement et qui conditionnent la suite du sauvetage de la Grèce. Le tout en vue d’aménager la dette du pays, qui représente aujourd'hui près de 180% du PIB.

Elizabeth Hu, édité par Y.D.