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Sarkozy promet de s'investir à long terme pour l'agriculture

Nicolas Sarkozy a justifié vendredi son implication dans le dossier agricole, tout en se démarquant de son prédécesseur Jacques Chirac, accusé à demi-mot d'avoir une approche "folklorique" d'un secteur qu'il juge stratégique pour l'économie française. /Ph

Nicolas Sarkozy a justifié vendredi son implication dans le dossier agricole, tout en se démarquant de son prédécesseur Jacques Chirac, accusé à demi-mot d'avoir une approche "folklorique" d'un secteur qu'il juge stratégique pour l'économie française. /Ph - -

GREZET-CAVAGNAN, Lot-et-Garonne - Nicolas Sarkozy a justifié vendredi son implication dans le dossier agricole, tout en se démarquant de son...

GREZET-CAVAGNAN, Lot-et-Garonne (Reuters) - Nicolas Sarkozy a justifié vendredi son implication dans le dossier agricole, tout en se démarquant de son prédécesseur Jacques Chirac, accusé à demi-mot d'avoir une approche "folklorique" d'un secteur qu'il juge stratégique pour l'économie française.

Quatre jours après avoir obtenu de la grande distribution qu'elle s'engage à modérer ses marges sur les fruits et légumes en cas de crise dans le secteur, le chef de l'Etat s'est rendu chez un producteur de fraises du Lot-et-Garonne, pour dresser le bilan de son action en faveur de l'agriculture.

Il s'agissait de sa troisième visite dans une exploitation agricole depuis le début de l'année, de la deuxième depuis la déroute de son parti, l'UMP, aux régionales de mars, qui l'a conduit à faire de la lutte contre la crise que traverse le secteur une des priorités de son action.

Il a rappelé à cette occasion les "réponses structurelles" apportées à cette crise par le projet de loi sur la modernisation de l'agriculture actuellement débattu au Sénat.

Il a mentionné plus particulièrement la suppression des charges patronales pour les travailleurs saisonniers ou la possibilité, pour les exploitants, de reporter le paiement de leurs cotisations les mauvaises années.

Accusé en début d'année par le patron de la FNSEA "d'avoir un problème avec le monde paysan", Nicolas Sarkozy a défendu son style, en l'opposant, sans le nommer, à celui de son prédécesseur Jacques Chirac.

"Je sais bien, si je m'implique trop on dit, 'c'est l'omniprésident'. Si je m'implique moins, on me dit 'il nous aime pas'", a-t-il dit.

"On a souvent traité l'agriculture de façon folklorique, c'est ce que je pense, et il n'y a pas que la faute de ceux qui ont fait ça, il y a aussi la faute du milieu," a-t-il ajouté.

"On était très content, on allait dans une ferme, on flattait la vache, on passait des heures au Salon (de l'agriculture), on goûte de tout, on s'en va, on vous aime, au revoir et merci !"

Pour Nicolas Sarkozy, "les problèmes sont devenus si complexes que la compréhension des problèmes de l'agriculture nécessite un investissement personnel immense".

"Je pense que l'agriculture a besoin que le chef de l'Etat s'y implique, parce que le dossier agricole c'est européen, international, structurel en France", a-t-il encore dit en promettant de s'investir "sur le long terme" pour la défense "des intérêts de l'agriculture française en particulier et européenne en général".

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse