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Russie: les sanctions de l'UE porteront sur les contrats futurs

Les contrats pour la livraison de deux Mistral français à Moscou ne seront pas concernés par d'éventuelles nouvelles sanctions européennes contre la Russie.

Les contrats pour la livraison de deux Mistral français à Moscou ne seront pas concernés par d'éventuelles nouvelles sanctions européennes contre la Russie. - -

Les ministres européens des affaires étrangères ont conclu, ce 22 juillet, que les éventuelles nouvelles sanctions contre la Russie ne porteront que sur les contrats d'armement futurs. Une position qui met Washington en colère

Washington s'insurge à mots couverts, ce 22 juillet, du consensus finalement trouvé en Europe. La livraison de navires de guerre français à Moscou est "totalement inappropriée", a déclaré le département d'Etat.

Un peu plus tôt, les ministres des Affaires étrangères des Etats-membres, réunis mardi 22 juillet à Bruxelles pour se mettre d'accord sur de nouvelles sanctions économiques à l'encontre de la Russie si elle ne coopérait pas pleinement à l'enquête sur le crash du Boeing MH17, ont trouvé une position commune.

L'Union européenne publiera jeudi une nouvelle liste de personnalités et d'entités russes sanctionnées, a indiqué Catherine Ashton, la responsable de la diplomatie européenne.

Mais surtout, les pays se sont entendus sur l'exportation d'armements vers la Russie, avec une décision qui fait les affaires de la France: les éventuelles nouvelles sanctions ne portent que sur les futurs contrats, sans rétroactivité, a dit le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier.

Critiques de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis

L'Hexagone doit envoyer deux porte-hélicoptères Mistral à Moscou, des contrats noués bien avant la crise en Ukraine et le crash du Boeing MH17, qui a fait 298 morts.

Pointée du doigt, notamment par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, la France a tenu face aux critiques. Dans la soirée de lundi, François Hollande a indiqué que l'Hexagone livrerait en octobre un premier Mistral à la Russie. En revanche, il a conditionné la livraison du second bâtiment de projection et de commandement à l'"attitude" de Moscou dans le dossier ukrainien.

N.G. avec agences