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Retour progressif à la normale dans le ciel français

Le trafic aérien affecté depuis six jours par le nuage de cendres volcaniques venu d'Islande connaît une nette amélioration et un retour à la normale est attendu d'ici le week-end. Air-France KLM devrait assurer mercredi 100% des vols long-courriers et 60

Le trafic aérien affecté depuis six jours par le nuage de cendres volcaniques venu d'Islande connaît une nette amélioration et un retour à la normale est attendu d'ici le week-end. Air-France KLM devrait assurer mercredi 100% des vols long-courriers et 60 - -

PARIS - Le trafic aérien affecté depuis six jours par le nuage de cendres volcaniques venu d'Islande connaît une nette amélioration et un retour à...

PARIS (Reuters) - Le trafic aérien français, affecté depuis six jours par le nuage de cendres volcaniques venu d'Islande, reprenait progressivement mercredi, le retour à la normale étant prévu par le gouvernement avant le week-end.

Tous les aéroports français sont ouverts et, dans la journée, 100% des vols long-courriers devraient être assurés ainsi que 75% des vols moyen-courriers, selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).

A Roissy, le trafic a été assuré à 75% par rapport à une journée normale contre 50% à Orly, et entre 50 et 70% sur les principaux aéroports de province, précise la DGAC dans un communiqué publié en fin de journée.

Certaines destinations vers le nord de l'Europe peuvent cependant rester suspendues, en fonction des conditions d'accès à certains pays, souligne la DGAC dans un communiqué.

A la mi-journée, Air France-KLM a fait état d'une "exploitation quasi-normale sur l'ensemble de son réseau" et précisé avoir rapatrié 40.000 Français depuis la reprise de son activité mardi.

Pour la journée de mercredi, l'organisation européenne de la navigation aérienne, Eurocontrol, prévoit une amélioration significative du trafic avec 53% des vols prévus qui auront lieu mercredi contre seulement 30% la veille.

Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a précisé que les prélèvements effectués par les avions-tests étaient bons et que, par conséquent, les autorités allaient pouvoir "élargir les couloirs" aériens empruntés par la flotte au-dessus du territoire français.

"Pour un retour à la normale, il va encore falloir 48 heures", a-t-il déclaré sur LCI. "Je pense qu'avant le week-end, la situation sera normale".

Les autorités espèrent que tous les Français bloqués à l'étranger, certains depuis près d'une semaine, seront rentrés avant samedi.

Selon le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, 70.737 ressortissants français étaient toujours en attente à l'étranger en raison de la paralysie du trafic aérien.

UN FONDS D'AIDE POUR LES COMPAGNIES AÉRIENNES?

Cette comptabilité, réalisée par les consulats, ne prend pas en compte les quelque "10.000 à 15.000 Français de plus" qui voyagent seuls et dont le ministère n'aurait pas eu connaissance, a-t-il précisé sur France Info.

Sur le plan économique, le ministre de l'Industrie Christian Estrosi a estimé que les perturbations dans le trafic aérien n'avaient pas provoqué à ce stade de "difficultés majeures" pour l'industrie française.

Le secrétaire d'Etat au Tourisme, Hervé Novelli, a chiffré mardi le coûté des perturbations à 200 millions d'euros pour les transporteurs aériens et les voyagistes français.

L'Association internationale des transports aériens (Iata) évoque une addition de 1,7 milliards d'euros au niveau mondial.

Air France-KLM estime avoir perdu 35 millions d'euros par jour mais la compagnie n'a pas fait appel à l'Etat dans ses communications et dispose d'une trésorerie suffisante pour traverser cette épreuve.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a réclamé la mise en place d'un fonds spécifique pour venir en aide aux compagnies aériennes à l'instar de ce qui avait été fait au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.

"L'économie, c'est une chaîne et quand un maillon de la chaîne casse, tous les autres maillons sont impactés, à des degrés divers, mais les conséquences sont perceptibles", a-t-elle déclaré sur Europe 1.

Service France, édité par Elizabeth Pineau