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Retour au franc, adieu à l'euro: Marine Le Pen précise ses intentions

Marine Le Pen veut abandonner l'euro pour revenir à une monnaie nationale.

Marine Le Pen veut abandonner l'euro pour revenir à une monnaie nationale. - Martin Bureau - AFP

La présidente du FN a de nouveau fait part, ce mardi, de son intention d’abandonner l’euro. Mais en tentant de ressusciter l’Ecu, son prédécesseur.

À quelques semaines du début de la campagne présidentielle, Marine Le Pen a tenté de clarifier sa position sur l’un de ses projets phares: l’abandon de l’euro. La présidente du Front national a écarté ce mercredi l’idée de mettre en place un système à deux monnaies pour les particuliers.

"Il y aura une monnaie pour les Français, la monnaie nationale, pas deux monnaies", a-t-elle en effet déclaré au micro d'Europe 1

"En revanche, il est possible d'envisager pour les entreprises, ce qui a existé par le passé, qui était l'Ecu (pour European currency unit, ndlr), une monnaie commune. C'est un peu compliqué, ça ne touche pas les 60 millions de Français, ça touche exclusivement les États ou les grandes entreprises", a-t-elle affirmé.

"Ça n'a pas été, c'est vrai, une grande réussite"

Il s’agirait donc de proposer, au côté du rétablissement d'une monnaie nationale type franc, le retour d'une monnaie commune, différente de l'euro qui peut être utilisée pour tous les paiements dans une même zone monétaire. L’Ecu constituait l’unité de compte de la Communauté européenne avant l’avènement de l’euro, et était principalement utilisé par les banques centrales, ainsi que comme monnaie de placement sur les marchés financiers.

Il convient également de noter qu’un tel type de monnaie commune nécessiterait l'accord des autres pays partenaires. "Ça n'a pas été, c'est vrai, une grande réussite, mais on peut bien sûr envisager dans le cadre de cette négociation une coopération monétaire avec les pays d'Europe", reconnaît Marine Le Pen.

Alors qu'on lui demandait si la "sortie de l'euro" figurerait "noir sur blanc" dans son projet, qui sera dévoilé début février à Lyon, l'eurodéputée a simplement répondu: "La souveraineté monétaire, c'est ça, c'est le fait d'avoir une monnaie nationale".

Y.D. avec AFP