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Pourquoi les retraités manifestent ce jeudi

Les syndicats estiment que les retraités sont les "têtes de Turcs" d'Emmanuel Macron

Les syndicats estiment que les retraités sont les "têtes de Turcs" d'Emmanuel Macron - Boris Horvath - AFP

Les retraités sont appelés à battre le pavé ce 28 septembre à l'initiative de neuf organisations syndicales, qui considèrent qu'ils sont "la tête de Turc" du gouvernement.

Verra-t-on des slogans "Macron t'es fichu, les retraités sont dans la rue"? Les retraités sont en tout cas appelés à battre le pavé ce jeudi 28 septembre à l'initiative de neuf syndicats dont la CGT retraites et FO retraites. À Paris, une manifestation est notamment appelée à partir d'Opéra en direction de la rue Miromesnil.

Dans leur collimateur, la hausse de la CSG de 1,7 point que 60% des retraités subiront de plein fouet, sans compensation. Le projet de Budget pour 2018 prévoit en effet d'augmenter le taux de 6,6 à 8,3% pour les personnes dont la pension dépasse 1.298 euros nets.

"Têtes de Turc"

Les syndicats de retraités dénoncent ainsi un "haro sur le pouvoir d'achat de retraités" affirmant que cette mesure s'ajoute à "un blocage des pensions depuis quatre ans" ainsi que la réduction de 5 euros des APL qui "visera notamment les retraités locataires". "On a l'impression que les retraités sont la tête de Turc de Monsieur Macron", affirmait ainsi au début du mois auprès de l'AFP le secrétaire général de l'UCR-CGT, François Thiery-Cherrier.

Cet effort demandé aux plus aisés, Emmanuel Macron l'avait d'ailleurs pleinement assumé. "Les pauvres d'aujourd'hui sont souvent moins les retraités que les jeunes. Je leur demande donc, pour les plus aisés, un effort".

Le gouvernement tente néanmoins depuis de mettre un peu d'eau dans son vin. Ainsi Bercy, dans le document de présentation du Budget 2018 assure qu'en tenant compte de la première vague de réduction de la taxe d'habitation (qui touche 80% des ménages) "deux tiers des retraités seront gagnants nets à la politique fiscale du gouvernement d’ici à 2020".

J.M.