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Philippe Martinez fait un mea culpa sur le recul de CGT

Dans un entretien au Journal du Dimanche, le numéro un de la Centrale admet une part de responsabilité dans le recul enregistré lors d'élections professionnelles dans de grandes entreprises, comme Orange, Air France, Renault ou la SNCF.

Dans un entretien au Journal du Dimanche, le numéro un de la Centrale admet une part de responsabilité dans le recul enregistré lors d'élections professionnelles dans de grandes entreprises, comme Orange, Air France, Renault ou la SNCF. - Dominique Faget (AFP)

Le patron de la CGT admet que la centrale a "une part de responsabilité" sur le recul de la centrale dans les grandes entreprises. Il affirme qu’avec sa nouvelle équipe, il est désormais tourné vers l’action.

Pour Philippe Martinez, numéro un de la CGT, "les entreprises publiques évoluent dans le mauvais sens". Mais, dans cet entretien au Journal du Dimanche, il admet aussi que la Centrale a « une part de responsabilité » dans le recul enregistré lors d'élections professionnelles dans plusieurs grandes entreprises, parmi lesquelles, "Orange, Air France, Renault ou la SNCF ». Selon lui, ces groupes "copient la gestion du privé", ce qui crée "un choc pour les salariés".

"Beaucoup croient qu'il n'est pas possible de faire autrement. Notre discours devient plus difficile à entendre", explique-t-il. Parallèlement, Philippe Martinez pointe des "résultats en progrès dans beaucoup d'entreprises du commerce, par exemple KFC, ou dans des entreprises de la métallurgie".

Et "toute la CGT", avec une nouvelle équipe à sa tête, est aujourd'hui "tournée vers l'action": "On réoccupe notre terrain, celui du social, de la contestation, de la proposition". Parmi ses chevaux de bataille, le patron de la centrale plaide pour la semaine de 32 heures.

Pour lui, il va lui falloir "retrouver l'équilibre entre la présence institutionnelle du syndicat et sa présence avec les salariés". "Nous sommes beaucoup sollicités par le gouvernement et le patronat, un peu aspirés par les rendez-vous", estime-t-il en disant avoir engagé début mars "une série de 2.000 rencontres avec les syndicats".

Il s'agit aussi d'être "le syndicat de tous les salariés", cadres et ingénieurs compris, comme des privés d'emploi et des retraités : "Le monde du travail évolue, la CGT en même temps que lui", lance-t-il.

Alors que le premier tour des élections départementales a lieu ce dimanche, à une question sur la "séduction" présumée que le Front national exerce sur les ouvriers et les employés, le leader cégétiste répond : "Nous vivons dans un monde qui ne va pas bien. Il y a un vrai malaise des salariés".

P.S. avec AFP