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Philippe Martinez (CGT): Fillon et Juppé suivent "la même logique"

Philippe Martinez estime qu'aussi bien Alain Juppé que François Fillon vont à l'encontre des mesures que la CGT défend.

Philippe Martinez estime qu'aussi bien Alain Juppé que François Fillon vont à l'encontre des mesures que la CGT défend. - Loïc Venance - AFP

Le leader de la CGT a refusé de donner une quelconque préférence pour l'un des deux candidats encore en lice pour remporter la primaire de la droite et du centre. Il n'attend ainsi "rien du tout" du deuxième tour de dimanche.

Entre Juppé et Fillon, Philippe Martinez refuse de choisir, ce qui n'est pas vraiment une surprise. Le secrétaire général de la CGT a ainsi estimé mardi que les programmes économiques de François Fillon et d'Alain Juppé, candidats au second tour de la primaire de la droite, suivaient "la même logique".

"C'est la continuité de ce qui existe déjà, mais de façon accélérée et donc ce n'est pas la solution pour sortir le pays de la crise", a déclaré Philippe Martinez à l'AFP, en marge du congrès de l'Union départementale CGT de la Marne qui rassemble environ 200 personnes à Epernay.

La réalité: "Supprimer les fonctionnaires"

Les programmes économiques de François Fillon et d'Alain Juppé suivent "la même logique", celle qui défend "les intérêts financiers notamment des grands groupes", a jugé le secrétaire général.

"On va supprimer des infirmières, des médecins, des aides-soignantes alors qu'il y a déjà une souffrance énorme dans les hôpitaux? Supprimer des fonctionnaires: c'est ça la réalité", a-t-il encore affirmé.

Selon le leader syndical, les deux candidats présentent des "nuances" au plan économique mais défendent sur le fond "la même chose", sur les suppressions de postes dans la fonction publique comme sur le retour aux 39H.

"De l'argent, il y en a"

La CGT milite pour "réduire le temps de travail", "donner des moyens au service public" et "augmenter les salaires", a rappelé Philippe Martinez, pour qui "de l'argent il y en a, il suffit de le mettre dans les bonnes poches".

"De Macron à la droite en passant par le Front national, ils sont tous pour accentuer les politiques d'austérité", a-t-il conclu, disant n'attendre "rien du tout" du scrutin de dimanche.

J.M. avec AFP