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Pacte de responsabilité: la CGPME "ne s'engage pas sur des chiffres d'emplois"

La CGPME veut que l'impôt sur les entreprises soit plus faible, "à 27-28% d'ici 2 à 3 ans".

La CGPME veut que l'impôt sur les entreprises soit plus faible, "à 27-28% d'ici 2 à 3 ans". - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Ce vendredi sur RMC, Jean-Jacques Bourdin recevait JF. Roubaud le président de la CGPME. Il est revenu sur le pacte de responsabilité, dernière chance pour sauver entrepreneuriat français.

François Hollande s'est engagé à financer le pacte de responsabilité par des économies. Une décision qui enchante les patrons qui veulent tout de même encore quelques avantages. Si le patron des patrons Pierre Gattaz a fait marche arrière sur ses déclarations selon lesquelles les entreprises ne donneraient pas d'engagements chiffrés en échanges de contrepartie dans le pacte de responsabilité, "à la CGPME, assure JF. Roubaud, "notre position est constante, mais on ne va pas s'engager sur des chiffres précis d'emplois. Ce sont aux entreprises de créer les emplois. Je suis incapable de m'engager sur un chiffre". S'il ne s'engage pas sur un chiffre, le patron de la CGPME, aimerait quand même que le gouvernement lui s'engage sur la baisse de l'impôt sur les entreprises. "On demande de ramener l'impôt des entreprises à 27-28 % dans les 2-3 ans".

Régime des intermittents

Concernant le cas particulier des intermittents pour lequel la CGPME demande la suppression du régime pour endiguer le déficit de l'assurance maladie, Jean-François Roubaud explique : "Il faut bien savoir que les intermittents c'est 100 000 personnes concernées pour 1 milliard de déficit en 2013 alors que pour les 2,5 millions de personnes indemnisées par le chômage, il y a 3 milliards de déficit. L'écart est donc bien différent. Il ne faut pas s'interdire de rendre ce régime moins déficitaire".

Sur la cotisation des salariés du public

Autre proposition pour faire des économies qui financeront le pact de responsabilité : faire cotiser les contractuels de la fonction publique. Sur ce point, Jean-François Roubaux explique : "Il n'y a pas de raisons que les fonctionnaires ne participent pas au secteur privé qui n'a pas d'emploi garanti. Il est normal que dans le contexte actuel l'ensemble de ceux qui sont favorisées participent à ceux qui le sont moins".

La rédaction