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Non, les PME ne sont pas suffisamment soutenues en France

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C’est clair, pour plus de 80% d’entre vous, les PME ne sont pas assez soutenues dans notre pays. Mais pourquoi ? Et qu’attendez-vous finalement comme soutien ?

Vous avez été très nombreux à réagir et à nous faire part de votre colère voire votre désarroi face à cette situation. « Non, les PME ne sont pas assez soutenues » dites-vous, mais parallèlement les dirigeants d’entreprises ne demandent pas la lune, juste une fiscalité modérée, une réglementation simplifiée et un peu de considération.

Fiscalité, impôts et aides inadaptées

Josianne nous a écrit que « le Président Hollande aurait dû aider les PME qui sont 92% à employer le plus de Français. Ces petites entreprises doivent voir leurs impôts et taxes allégés ».

Les impôts effectivement étaient au cœur du débat, avec des réactions parfois expéditives comme celle Cogito : « Les PME sont-elles suffisamment soutenues ? C'est une plaisanterie avec la fiscalité actuelle... Créez une PME vous verrez : vous serez endetté et chômeur ». Mais ne sombrons pas dans le pessimisme ambiant qui paralyse les actions des dirigeants d’entreprise, car beaucoup d’entre eux ont envie de réussir d’avancer comme Céline qui nous dit : « Mon entreprise n'arrive pas à réaliser plus de CA en raison d'un manque de moyens humain. Nous avons besoin d'embaucher et ne pouvons le faire car le risque est trop grand en terme de trésorerie. Aucune aide n'est adaptée ni proposée ».

Peut-être que les aides existantes ne sont pas adaptées au monde des entreprises ?

Enfin, Stéphane07 revient sur les leviers de motivation d’un patron de PME : « La liberté ? Les PME croulent sous les contrôles inquisiteurs de petits fonctionnaires haineux et sont étouffées par une réglementation galopante et un code du travail castrateur. L'excitation du projet ? La plupart des PME ne veulent pas dépasser le fameux seuil des 50 salariés, et leurs patrons stoppent volontairement leur croissance, car ce seuil leur impose un cauchemar administratif. L'espoir de gagner un peu d'argent ? Forfait social, taxe sur les plus-values, puis IR, ISF... »

Alors que fait-on ?

Nous n’irons pas jusqu’à l’appel à la révolution que clame Lise : « Seule une révolution va changer cela : mais quand va-t-elle se faire ? » D’autres semblent plus constructifs comme Oscar qui nous dit : « Quand il n’y aura plus qu’un seul guichet pour les pléthores de charges et d’impôts, alors, peut-être, les PME verront plus clair. »
Cette simplification serait une forme de soutien aux PME écrit un de nos blogueurs, Nicolas Doucerain : « Une PME plus que toute autre entreprise a besoin de flexibilité, d'agilité […] et le marché du travail ne l'offre pas. La cause : la législation sur le travail est devenue beaucoup trop complexe et indigeste avec plus de 3 750 pages et un empilement de lois inextricable. Le code du travail actuel est un véritable frein pour les entrepreneurs et les salariés. »
Remy Bigot, autre blogueur, prend du recul : « Vu de l’extérieur, nous avons une piètre réputation (très proche du communisme pour les anglo-saxons), nous sommes considérés comme un pays socialiste, avides de taxes et de protection des salariés et non des entreprises. Mais les PME ont-elles vraiment besoin d’aide ? Certaines oui, mais beaucoup non. Elles ont juste besoin d’être entendues, défendues, respectées. »
Pour Jean-Luc Watine (blogueur), la solution est ailleurs : « Elle se trouve à la source : dégager des ressources financières suffisantes en réduisant drastiquement les dépenses publiques et cesser le matraquage fiscal des forces vives de la Nation ». Et Jérôme Hoarau de conclure : « Cette question me fait penser à ce que disait un dirigeant de PME lors d’une conférence face à un représentant politique : "Vous voulez de la croissance ? Alors laissez-nous tranquille" ».

Le titre de l'encadré ici

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Michel Picot