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Moscovici ne sera pas "l'ambassadeur d'un pays ou d'un parti"

Pierre Moscovici a tenu à convaincre de son impartialité

Pierre Moscovici a tenu à convaincre de son impartialité - Emmanuel Dunand - AFP

Auditionné devant le Parlement européen ce jeudi 2 octobre, le candidat au poste de commissaire aux Affaires économiques et monétaires a affirmé aux eurodéputés son engagement à faire respecter les règles budgétaires. Pour tous les pays.

Pierre Moscovici donne des gages devant le Parlement européen. Ce jeudi 2 octobre, l'ex-ministre français de l'Economie et des Finances, désormais candidat aux postes de Commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a passé son grand oral devant les eurodéputés.

Je m'engage devant vous à faire respecter nos règles budgétaires par tous les Etats membres. Il faut le faire sans complaisance pour les uns, sans excès de dureté pour les autres", a-t-il déclaré.

"ll faut traiter tous les Etats -grands ou petits- selon les mêmes règles, et selon leurs mérites propres", a-t-il ajouté.

Pierre Moscovici a ensuite insisté un peu plus en déclarant aux parlementaires européens "vous pouvez compter sur moi pour être un arbitre juste et impartial, pour assurer que tous, quels qu'ils soient, jouent selon nos règles communes, et fassent progresser nos économies".

"Il faut dépasser les clivages inutiles"

Pour convaincre de cette impartialité, Pierre Moscovici a tenté de mettre les points sur les "i", alors que la droite européenne lui reproche d'avoir été ministre de l'Economie et des Finances d'un pays incapable de tenir ses engagements sur les déficits.

"Je suis Français, je suis social-démocrate, (...) Je ne renoncerai ni à ma nationalité, ni à mes convictions. Mais (...) je ne serai pas dans mes fonctions l'ambassadeur d'un pays ou d'un parti", a-t-il assuré.

Défendant la double nécessité de "préserver la stabilité de notre économie" et de "relancer la croissance", l'ancien ministre a lancé: "Il faut cesser d'opposer ces deux principes cardinaux. Il faut dépasser les clivages inutiles, les critiques politiciennes et les attaques personnelles". "Il n'y a pas de croissance sans réduction des déficits et des dettes. Mais il n'y a pas de stabilité et de désendettement sans croissance", a-t-il conclu.

J.M. avec AFP