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Moscovici: "l'économie britannique va souffrir du Brexit"

Pierre Moscovici, commissaire européen en charge des affaires économiques.

Pierre Moscovici, commissaire européen en charge des affaires économiques. - BENOIT DOPPAGNE / BELGA / AFP

Présent à Davos ce mercredi dans le cadre du forum économique mondial, Pierre Moscovici, commissaire européen en charge des affaires économiques, s’est exprimé au micro de BFM Business. L’occasion pour l’ex-ministre de l’Économie de réagir au récent discours de Theresa May et d’évoquer les modalités du Brexit.

En visite à Davos pour le forum économique mondial, Pierre Moscovici, commissaire européen en charge des affaires économiques, douanières et fiscales, s’est longuement exprimé au sujet du Brexit. Interrogé par Hedwige Chevrillon pour BFM Business, l’ex-ministre de l’Économie a jugé le discours de Theresa May “bienvenu, car on attendait une clarification”.

“Sur la base de ces clarifications, on va pouvoir négocier. […] Nous allons défendre l’intérêt des 27 et Madame May va défendre l’intérêt de la Grande-Bretagne. Ce sont des intérêts qui ne vont pas être antagoniques mais particuliers” a-t-il poursuivi avant d’ajouter que le Brexit impliquera une situation “moins favorable pour la Grande-Bretagne” que pour les états membres.

Pas d'accord commercial possible entre la Grande-Bretagne et les États-Unis 

Faisant allusion au récent discours de Donald Trump, Pierre Moscovici a également dit ne pas croire “que le Brexit soit une chose génial et un modèle à imiter”, avant de poursuivre: “la conviction que j’ai pour l’Europe c’est que l’économie britannique va souffrir du Brexit” et “qu’il n’y aura pas d’effet d’imitation, d’effet boule de neige”.

À l’instar de la chef de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini, le commissaire européen a certifié “qu’il n’y aura pas de négociation commerciale conclusive possible entre les États-Unis et la Grande-Bretagne”, comme Donald Trump l’a sous-entendu il y a peu. Du moins, “pas avant que la Grande-Bretagne sorte de l’Union européenne, puisque la politique commerciale extérieure est une compétence communautaire”, a justifié l'ex-ministre de l'Économie en rappelant que, pour l’heure, la Grande-Bretagne est toujours membre de l’UE et qu’elle n’en sortira pas avant au moins “deux ans”. “Il faut être patient, garder notre esprit spéculatif de côté et procéder étape par étape” a-t-il conseillé.

P.L