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Trump veut nouer un accord commercial "très substantiel" avec Londres

Donald Trump n'a pas hésité à donner son avis sur le Brexit peu avant sa venue à Londres, recommandant au Royaume-Uni de claquer la porte du club européen sans accord.

Donald Trump n'a pas hésité à donner son avis sur le Brexit peu avant sa venue à Londres, recommandant au Royaume-Uni de claquer la porte du club européen sans accord. - Mandel Ngan- AFP

La relation commerciale entre Washington et Londres sera cruciale pour le Royaume-Uni post-Brexit. "Nous avons le potentiel d'être un partenaire commercial incroyable pour le Royaume-Uni", a assuré Donald Trump.

Le président américain Donald Trump est au deuxième jour d'une visite d'Etat au Royaume-Uni. "Je pense que nous aurons un accord commercial très, très substantiel", "ce sera un accord très équitable", a déclaré le président américain avant de discuter commerce avec des chefs d'entreprise britanniques et américains en compagnie de la Première ministre conservatrice Theresa May. Celle-ci a appelé à construire un "partenariat économique plus large entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis".

Après sa rencontre avec les milieux économiques, Donald Trump rejoindra Downing Street pour des discussions avec Theresa May, dont il a fustigé la gestion du Brexit juste avant sa visite, puis ils donneront une conférence de presse en début d'après-midi.

C'est une Première ministre sur le départ que Donald Trump rencontre. Elle quittera formellement ses fonctions vendredi, après avoir échoué à mettre en oeuvre la sortie de l'Union européenne. Elle assurera toutefois la transition jusqu'à ce qu'un nouveau chef de gouvernement soit choisi par son Parti conservateur d'ici le 20 juillet.

"Je ne sais pas exactement quel est votre timing mais restez dans les parages, faisons cet accord", a déclaré Donald Trump à Theresa May sur le ton de la blague. Il l'a félicitée pour son "travail fantastique", affirmant que ce fut un "honneur de travailler avec (elle)".

Washington prépare déjà un accord

Fidèle à lui-même, le tempétueux président n'a pas hésité à donner son avis sur le Brexit peu avant sa venue à Londres, recommandant au Royaume-Uni de claquer la porte du club européen sans accord, un scénario auquel s'est toujours opposée Theresa May. Il a aussi jugé que Boris Johnson, ancien ministre des Affaires étrangères, ferait un "excellent" Premier ministre.

"Un grand accord commercial est possible une fois que le Royaume-Uni se sera débarrassé de ses chaînes", a-t-il tweeté lundi soir. La relation commerciale entre les deux pays sera cruciale pour le Royaume-Uni post-Brexit, le pays devant quitter l'Union européenne le 31 octobre au plus tard. "Nous avons le potentiel d'être un partenaire commercial incroyable pour le Royaume-Uni", a assuré Donald Trump dimanche.

L'ambassadeur américain au Royaume-Uni Woody Johnson a, lui, affirmé que Washington préparait déjà un accord et qu'il serait "plus rapide qu'aucun autre accord que nous ayons jamais eu". Il a dit s'attendre à voir Londres ouvrir ses portes aux produits agricoles américains et affirmé que "tout ce qui est commercialisable sera sur la table" des négociations, en réponse à une question sur les vues des entreprises américaines sur le système de santé public britannique (NHS).

Washington fait aussi pression sur Londres pour exclure Huawei

Mais, preuve que les négociations s'annoncent ardues, un porte-parole du gouvernement britannique a assuré que le NHS ne serait en aucun cas à l'agenda.

D'autres dossiers brûlants devraient être abordés: l'Iran, avec la volonté affichée du Royaume-Uni de défendre l'accord nucléaire que Donald Trump a remis en cause; ou encore l'environnement, les Etats-Unis s'étant retirés de l'Accord de Paris sur le climat.

Washington fait aussi pression sur Londres pour exclure Huawei de son réseau 5G. Dimanche, dans le Sunday Times, Donald Trump a demandé au gouvernement britannique de se montrer "très prudent" quant à la place qu'il compte donner au géant chinois des télécoms.