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Les négociations commerciales ont fait "beaucoup de progrès", assure Washington

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Larry Kudlow, conseiller de Donald Trump, a rapporté sur la chaîne CNBC que les négociations avec la Chine progressent, alors qu'un nouveau round de discussions vient de s'achever à Pékin.

L'un des principaux conseillers économiques de Donald Trump a estimé vendredi que les négociations commerciales avec la Chine avaient fait "beaucoup de progrès" y compris lors de nouvelles discussions qui viennent de s'achever à Pékin.

"Nous continuons sans aucun doute à faire des progrès, y compris au cours de ces discussions", a déclaré Larry Kudlow sur la chaîne CNBC. Le secrétaire au Trésor Steve Mnuchin et le Représentant américain au commerce Robert Lighthizer, sont sur la route du retour de Pékin, et "leur dernier message c'est qu'ils ont fait plus de progrès", a souligné Larry Kudlow.

Plus tôt, la Maison Blanche avait elle aussi fait état de progrès dans un bref communiqué et évoqué des discussions "franches et constructives" à Pékin. En général, l'expression de "discussions franches" est utilisée par les diplomates pour signifier que les différends restent marqués. La télévision nationale chinoise CCTV a pour sa part indiqué "que les deux parties avaient discuté le texte de l'accord et fait de nouveaux progrès" mais sans élaborer.

Côté américain, aucun détail n'a filtré sur le contenu des pourparlers, mais la Maison Blanche s'est réjouie de la tenue d'un nouveau "round" de négociations dans la capitale américaine qui se tiendra, a-t-elle précisé, le 3 avril. La délégation chinoise sera menée par Liu He, véritable chef d'orchestre de l'économie chinoise et négociateur en chef.

Le scénario des rencontres, alternativement à Pékin et Washington, est bien rodé depuis le début de cette année avec la reprise de véritables négociations entre la première et la deuxième économie du monde. Il s'agit de tenter de mettre fin à la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump pour forcer Pékin à réformer des pratiques qu'il juge "déloyales". Mais les deux pays tardent à sceller un accord.

"Ce n'est pas une question de temps"

Le conflit s'est matérialisé par des droits de douane punitifs réciproques sur des centaines de milliards de dollars de marchandises. Outre un rééquilibrage des échanges de biens -un déficit record de 419 milliards de dollars en 2018- Washington réclame des changements "structurels" du système économique chinois, toujours dominé par des groupes publics subventionnés par l'Etat.

Mais les divergences persistent. "Certains progrès ont été réalisés mais il reste une énorme quantité de travail à accomplir" pour trouver un compromis, avait concédé jeudi Gao Feng, porte-parole du ministère chinois du Commerce. L'administration du président Trump espère également aplanir les différends sur la volonté du régime communiste de faire du pays un leader technologique en protégeant certaines entreprises via l'ambitieux programme "Made in China 2025".

Mais Washington insiste avant tout sur le fait qu'elle veut "un bon accord" et qu'elle est prête à négocier le temps qu'il faudra. Jeudi, Larry Kudlow avait déjà insisté: "Ce n'est pas une question de temps, c'est une question de politique et de mise en oeuvre", laissant entendre que Washington avait le temps d'attendre "plusieurs semaines ou plusieurs mois".

La semaine dernière, le locataire de la Maison Blanche, qui aime répéter que les négociations se passent bien, avait néanmoins averti que les tarifs douaniers punitifs qu'il a instaurés pourraient rester "en place pour une période conséquente". Le président américain veut maintenir ces taxes sur plus de 250 milliards de dollars de produits chinois importés aux Etats-Unis parce qu'il veut "être sûr", si un accord est conclu avec la Chine, "que celle-ci le respectera". Les Américains insistent beaucoup sur un mécanisme de suivi de la mise en oeuvre d'un futur accord, Donald Trump et certains de ses proches conseillers étant très sceptiques quant à la volonté de Pékin de tenir ses engagements.

Avec AFP