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Imposition minimale des entreprises: Bruno Le Maire estime que "la France a eu gain de cause"

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire lors d'une conférence de presse à Paris, le 26 mai 2021

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire lors d'une conférence de presse à Paris, le 26 mai 2021 - STEPHANE DE SAKUTIN © 2019 AFP

Le ministre de l'Economie et des Finances se félicite de l'accord trouvé au G7 Finances qui s'est engagé ce samedi sur l'objectif d'un taux d'impôt minimal mondial sur les sociétés d'au moins 15%.

Les réactions sont quasiment unanimes pour saluer l'accord "historique" sur un impôt mondial minimum de 15% sur les entreprises et une meilleure répartition des recettes fiscales provenant des multinationales, particulièrement les géants du numérique, lors du G7 Finances qui se tient en ce moment à Londres.

Dans une vidéo publiée sur son compte Twitter après la réunion, le ministre français des Finances Bruno Le Maire a estimé qu'"après quatre ans de combat, la France a eu gain de cause".

"C'est un point de départ et dans les mois qui viennent nous allons nous battre pour que ce taux d'imposition minimal soit le plus élevé possible", a-t-il complété. "La France peut être fière!"

Impulsion américaine

Bien que le souhait soit d'aller au-delà des 15%, le locataire de Bercy estimait il y a quelques semaines: "La question clé n'est pas le chiffre" mais d'avoir "un accord politique pas plus tard" que la réunion du G20 en Italie début juillet.

Longtemps considéré comme un serpent de mer, ce projet débattu depuis quatre ans à l’OCDE a clairement gagné en crédibilité ces dernières semaines sous l’impulsion américaine. Les pays du G7 veulent mettre fin à une concurrence fiscale dans le monde qui selon eux nuisent à tous à l'heure où les caisses des États ont été vidées par la pandémie, tandis que les géants du numérique ont particulièrement bénéficié de la crise.

Cet accord sera néanmoins encore long à mettre en place. Le cheminement devrait durer plusieurs années encore puisque, outre le G20, il faudra convaincre les 140 pays qui travaillent sur le projet de réforme fiscale dans le giron de l'OCDE.

Car l'idée ne fait pas l'unanimité. Le défi sera notamment de convaincre des pays qui ont bâti leur économie sur des taux d'impôt sur les sociétés particulièrement bas.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business