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Michel Sapin: le chômage sera "étale à la fin de 2013"

Michel Sapin était l'invité de Stéphane Soumier dans Good Morning Business ce vendredi 24 janvier.

Michel Sapin était l'invité de Stéphane Soumier dans Good Morning Business ce vendredi 24 janvier. - -

Le ministre du Travail, Michel Sapin, était l'invité de Good Morning Business, ce 24 janvier. Il y a en particulier évoqué l'avenir du CICE, les baisses de charges et l'accord sur le travail dominical.

Chiffres du chômage pour le mois de décembre 2013, accord sur le travail du dimanche, projet de loi sur la formation professionnelle... Le ministère du Travail ne chôme pas en ce mois de janvier. Sur BFM Business ce vendredi 24 janvier, Michel Sapin a évoqué l'avenir du Crédit d'impôt compétitivité et emploi, la baisse du coût du travail à venir et ses contreparties, et s'est félicité de l'accord obtenu, le 23 janvier, sur le travail du dimanche.

> Le chômage

Alors que le nombre de demandeurs d'emplois pour le mois de décembre 2013 sera publié lundi 27 janvier, le ministre du Travail a déclaré que le chômage serait "quelques part comme étale à la fin de 2013".

Il estime que le gouvernement a réussi, sinon à en inverser la courbe, "à stabiliser le chômage". "Ca avance, il faut accélérer", a ajouté le ministre.

> L'avenir du CICE

"En 2014, le CICE s'applique", a rappelé Michel Sapin, à propos de la transition entre ce crédit d'impôt qui pourrait être remplacé par une baisse de charge pérenne. "C'est là qu'on verra son effet". L'idée est de "passer d'un système à un autre sans faire disparaître les effets du CICE. Plusieurs options sont sur la table: un CICE renforcé, un CICE adapté..."

Ensuite, "en 2015, le président veut quelque chose d'extrêmement clair: il veut que la ligne 'cotisations familiales' sur les feuilles de paie disparaisse", afin qu'entreprises et salariés constatent concrètement les effets de la mesure. Qu'ils mesurent "une baisse du coût du travail plus élevée que via le CICE".

> Les contreparties aux baisses des charges

"Reculer ou stagner, c'est licencier. Quand la France stagne, comme en 2013, le chômage augmente", a-t-il estimé. Il faut donc "que la France et les entreprises accélèrent. C'est ce qui permettra aux entreprises de voir s'ouvrir de nouveaux marchés, de retrouver la croissance". "Si tout le monde attend que ça bouge plus vite, le bateau s'arrête".

L'emploi en contrepartie, "nous ne l'avons pas inventé, c'est monsieur Gattaz qui le porte (le pin's ndlr) au coin de son veston. Un million d'emplois contre des baisses de charges", rappelle Michel Sapin.

> Le travail du dimanche

"Je suis pour le principe du repos dominical", a-t-il indiqué au lendemain de l'accord obtenu entre partenaires sociaux, avec la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, "des organisations très largement majoritaires" dans les professions concernées, a rappelé le ministre, sans nommer Force ouvrière et la CGT, qui refusent en bloc le travail dominical.

N.G.