BFM Business

Mesures anti-2e vague: comment l'Etat compte aider les établissements contraints de fermer

Un restaurant fermé à Paris, le 30 mai 2020

Un restaurant fermé à Paris, le 30 mai 2020 - BERTRAND GUAY © 2019 AFP

Tous les dispositifs mis en place lors du confinement seront de nouveau ouverts aux professionnels: aides prévues dans le cadre du fonds de solidarité, exonération des charges, coût du chômage partiel totalement pris en charge par l’Etat.

Comment soutenir financièrement les cafés, bars, restaurants ou salles de gym à qui l’Etat a décidé d’imposer à nouveau des restrictions partielles ou totales d’activité? Dès l’annonce des mesures destinées à réduire la circulation du coronavirus dans les grandes agglomérations, Olivier Veran avait précisé que "l’ensemble des dispositifs (…) mis en place au moment du confinement leur seront de nouveau ouverts."

Le ministre des Solidarités et de la Santé avait notamment mentionné les aides prévues dans le cadre du fonds de solidarité, l’exonération des charges et, surtout, la prise en charge par l’Etat de l’intégralité du coût du chômage partiel. Et ce jeudi, lors d’une réunion à Bercy, ces mesures de soutien ont été détaillées aux organisations professionnelles.

Pas d'annulations de charges pour les fournisseurs

Ainsi les établissements contraints de ne plus accueillir de public quelle que soit l’heure de la journée bénéficieront du fonds de solidarité avec une aide de l’Etat d’un montant égal à la perte déclarée de chiffre d’affaires sur la période concernée dans la limite de 1500 euros. Une aide complémentaire d’un montant compris entre 2000 et 5000 euros pourra également leur être attribuée.

Des discussions sont par ailleurs en cours pour valider les conditions dans lesquelles un établissement privé de clients à partir de 22h00 puisse être considéré comme fermé par décision administrative. Le gouvernement étudie également des mesures supplémentaires pour le paiement des loyers.

L’exonération de charges ne devrait bénéficier qu’aux établissements concernés par ces fermetures administratives contrairement à la demande de la CPME. L'organisation patronale souhaitait que l’Etat fasse un effort plus important, en annulant toutes les charges pour toute la filière, y compris donc les fournisseurs. Les torréfacteurs de cafés, les brasseurs… Tous ces grossistes dont la survie dépend des commandes des restaurateurs.

Pierre Kupferman
https://twitter.com/PierreKupferman Pierre Kupferman Rédacteur en chef BFM Éco