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Macron veut une Europe "plus simple, plus claire, plus efficace"

Emmanuel Macron prône une Europe à deux vitesses.

Emmanuel Macron prône une Europe à deux vitesses. - Miguel Medina - AFP

Le ministre de l'Economie veut une Europe à deux vitesses et prend position pour une "avant-garde" de la zone euro.

Emmanuel Macron veut des résultats. Le ministre de l'Economie, dans un entretien au JDD ce 31 mai, prône une Europe à deux vitesses. "Il faut accepter l'idée que l'Europe se fasse à deux vitesses, qu'il y ait une union solidaire et différenciée. Il y a une histoire à 28 (l'UE) et une histoire à 19 (la zone euro) ", explique-t-il. Et il ajoute que "l'Europe à 28 doit être plus simple, plus claire, plus efficace et continuer à avancer sur le numérique et l'énergie".

Par ailleurs, Emmanuel Macron estime que "l'avant-garde de la zone euro doit, elle, aller vers plus de solidarité et d'intégration : un budget commun, une capacité d'endettement commune et une convergence fiscale". Dans cette interview Emmanuel Macron défend l'idée d'une harmonisation des régimes sociaux ainsi que la création d'une assurance-chômage commune. Il reprend également l'idée émise par son homologue allemand, Wolfgang Schäuble, de créer un parlement de la zone euro.

Des pays "qui vont de l'avant"

Déjà vendredi 29 mai, le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel avait plaidé en faveur d'une Union européenne renforcée, mais avec des "vitesses différentes" selon les pays membres. "Une Union européenne forte a besoin de pays qui vont de l'avant. Mais l'Union européenne a 28 pays. Tous ne pourront pas faire tout ensemble au même moment", écrivant Sigmar Gabriel, également ministre de l'Economie, dans une tribune dans le quotidien populaire Bild.

"Nous avons besoin en Europe de plus de courage dans notre coopération, à des vitesses différentes", poursuit le social-démocrate qui gouverne aux côtés de la chancelière conservatrice Angela Merkel depuis fin 2013. Selon lui, certains pays, comme l'Allemagne et la France, doivent prendre les devants, notamment en termes de politiques énergétique ou économique et financière.

"Les autres peuvent suivre, s'ils sont loin", affirme Sigmar Gabriel, considérant que "chacun ne doit pas tout faire" avec les autres, tout en appelant à une "coopération approfondie sous le toit de l'Union européenne".

D. L. avec AFP