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Macron sur Alcatel: "un cas choquant et un cas de mauvais comportement d'entreprise"

Emmanuel Macron s'est insurgé ce mercredi du comportement de Michel Combes et de celui d'Alcatel.

Emmanuel Macron s'est insurgé ce mercredi du comportement de Michel Combes et de celui d'Alcatel. - Eric Piermont - AFP

Le ministre de l'Economie a fustigé ce mercredi le comportement de Michel Combes, l'ex-patron d'Alcatel, qui quitte l'entreprise en premier, avec une prime qui pourrait atteindre 14 millions d'euros.

Il ne faudra pas compter sur Emmanuel Macron pour éteindre la polémique. A la sortie du conseil des ministres ce mercredi, le ministre de l'Economie a qualifié la prime de départ en action, dont le montant pourrait atteindre 14 millions d'euros, de "cas choquant" et de "cas de mauvais comportement d'entreprise".

Il a également dénoncé les conditions de départ de l'ex-directeur général d'Alcatel-Lucent, Michel Combes. "Il n'est pas normal qu'un grand dirigeant d'entreprise quitte le navire le premier", a jugé le ministre de l'Economie, qui a reçu mardi le nouveau PDG de l'équipementier de télécoms, Philippe Camus, afin d'en discuter.

De possibles "irrégularités"

Emmanuel Macron attend les avis du Haut Comité du gouvernement d'entreprise ainsi que de l'Autorité des marchés financiers (AMF) qui examine de possibles "irrégularités" dans ce dossier. Le gendarme boursier souhaite "vérifier s'il n'y a pas d'irrégularités" au regard des règles de gouvernance du Medef et quant à la clause de non-concurrence.

Michel Combes, qui avait annoncé en avril avoir renoncé à un parachute doré de 2,4 millions d'euros, se retrouve pris depuis dimanche dans une polémique concernant sa rémunération chez Alcatel-Lucent, puisqu'il devrait toucher près de 14 millions d'euros sur trois ans sous forme d'actions alors qu'il a quitté ses fonctions en début de semaine pour prendre la présidence du Conseil d'administration de Numericable-SFR.

Karine Lambin, édité par N.G.