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Macron: "on ne crée pas d'emploi s'il n'y a pas d'investissement"

Emmanuel Macron indique vouloir aller vers plus de flexi-sécurité sur le marché de l'emploi

Emmanuel Macron indique vouloir aller vers plus de flexi-sécurité sur le marché de l'emploi - Lionel Bonaventure - AFP

Le ministre de l'Economie est revenu sur RTL sur les annonces prononcées la veille par Manuel Valls sur l'investissement. Il a également confirmé que les tarifs des péages des autoroutes seront gelés en 2015.

En quelque sorte Emmanuel Macron assure le SAV des annonces faites par Manuel Valls sur l'investissement. Mercredi, le Premier ministre a notamment confirmé une mesure exceptionnelle permettant aux entreprises de déduire 140% du montant de leurs investissements industriels.

Revenant sur ces annonces ce jeudi 9 mai sur RTL, le ministre de l'Economie a évoqué une "mesure conjoncturelle" qui doit "accélérer l'effet de reprise" et permettre in fine de générer des emplois. "On ne crée pas d'emploi s'il n'y a pas d'investissement", a déclaré à ce sujet Emmanuel Macron.

Et en ce sens "les investissements d'aujourd'hui seront les emplois de demain. Et donc plus on va vite à créer ces investissements qui vont aider les entreprises à mieux se battre contre leur compétiteurs, plus celles-ci pourront ensuite créer les emplois qui vont avec", a-t-il jugé.

Interrogé sur les propos de Michel Sapin, qui ne voit pas le chômage repartir à la baisse avant 2016, son collègue de Bercy a indiqué "souscrire au pronostic de Michel Sapin", même s'il estime que "ma fonction n'est pas de donner des pronostics qu'ils soient sportifs ou économiques mais "de tout faire pour que ça reparte" et que le chômage baisse, ce qui est "la finalité de notre action politique".

"Si on crée un nouveau contrat j'ai peur qu'on complexifie"

Emmanuel Macron a ensuite réaffirmé sa volonté de moderniser le marché du travail, tout en précisant qu'il ne s'agit pas de créer "un nouveau contrat de travail".

"Si on crée un nouveau contrat j'ai peur qu'on complexifie", a-t-il expliqué. Le ministre souhaite plutôt aller davantage vers "la flexisécurité".

"Ca veut dire qu'il faut donner plus de visibilité et de capacité à s'adapter aux chefs d'entreprises", a-t-il, poursuivi précisant qu'il faut ainsi "reconnaître qu'il y a un droit à l'erreur économique".

Il a indiqué en ce sens travailler aux partenaires sociaux sur une flexibilisation de "l'accord de maintien de l'emploi défensif", créé en 2013. Il a rappelé que cet accord "consiste à dire qu'au niveau de l'entreprise, s'il y a un accord avec les partenaires sociaux, on doit pouvoir adapter l'organisation".

Le gel des autoroutes "acquis" pour 2015

Enfin Emmanuel Macron a quelque peu trébuché sur le dossier chaud du moment: les tarifs des péages d'autoroutes. Il a ainsi expliqué "que la négociation pour 2015 est en train de se terminer ce matin avec Ségolène Royal et l'objectif est bien le gel des tarifs", précisant au passage que l'accord avec les sociétés d'autoroutes n'est pas encore signé.

Mais quelques secondes plus tard, le ministre de l'Economie a néanmoins assuré que ce gel pour 2015 est "acquis", relayant ainsi l'annonce de Manuel Valls prononcée jeudi. Il a également ajouté qu'un des éléments de la négociation avec les sociétés d'autoroutes est de ne pas rattraper en 2016 le gel de 2015.

J.M.