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Macron n'aura pas son grand Bercy

Emmanuel Macron ne souhaite lui-même pas disposer d'un "grand Bercy"

Emmanuel Macron ne souhaite lui-même pas disposer d'un "grand Bercy" - Stéphane de Sakutin - AFP

Le ministre de l'Économie ne verra pas son portefeuille élargi aux Finances lors du prochain remaniement, indiquent Les Échos. Emmanuel Macron n'est lui-même pas demandeur d'une telle fonction.

C'était une piste qui commençait à revenir avec insistance ces dernières semaines. Emmanuel Macron, l'une des personnalités politiques préférées des Français, prendrait la tête d'un "grand Bercy" qui réunirait l'Économie, portefeuille qu'il possède déjà, et les Finances, qui actuellement échouent à Michel Sapin. Une hypothèse qui aurait notamment été possible dans le cas où le dernier nommé aurait quitté son poste actuel pour rejoindre le Conseil constitutionnel.

Mais cette possibilité d'un "grand Bercy", qui mettrait fin à la structure bicéphale crée en 2014, est désormais écartée, selon Les Échos. Ce schéma aurait ainsi purement et simplement été abandonné. "Emmanuel Macron n’est pas demandeur et ni l’Elysée ni Matignon n’en ont envie ", explique ainsi un ministre cité par le quotidien qui, de plus, assure avoir eu confirmation du cabinet d'Emmanuel Macron.

Un modèle à l'allemande

Néanmoins, toujours selon le quotidien économique, Emmanuel Macron devrait sortir "renforcé" à l'issue du prochain remaniement, alors que le ministre de l'Économie a vu son projet de loi Noé (pour "nouvelles opportunités économiques") disparaître de l'ordre du jour, une grande partie de ses mesures devant finalement intégrées dans le texte prochainement présenté par la ministre du Travail Myriam El Khomri.

La séparation des Finances et de l'Économie au sein de Bercy avait été décrétée lors du remaniement du printemps 2014, lorsque le poste de Pierre Moscovici avait été coupé en deux, Arnaud Montebourg récupérant l'Économie (en plus du Redressement économique) et Michel Sapin les Finances.

À l'époque le gouvernement se calait sur le modèle allemand où les Finances et l'Économie sont également séparées. Ce qui avait amené les deux ministres Arnaud Montebourg (puis son successeur Emmanuel Macron) et Michel Sapin à exercer une co-tutelle sur certaines directions, comme le Trésor.

J.M.