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Macron: la crise chinoise n'a pas "un impact excessif" sur la croissance

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- - Emmanuel Macron lors de la conférence des ambassadeurs allemands à Berlin

Lors d'un discours prononcé à la Conférence des ambassadeurs de Berlin, le ministre de l'Economie a considéré que le ralentissement de l'économie chinoise était susceptible de perturber le redressement de l'économie mondiale sans pour autant avoir d'effet fort sur la croissance.

Au tour d'Emmanuel Macron de réagir. En ce mardi 25 août, plusieurs membres de l'exécutif ont pris la parole pour commenter le ralentissement économique de la Chine, à l'origine de la panique boursière survenue lundi.

Le ministre de l'Economie a ainsi déclaré, lors de la Conférence des ambassadeurs allemands à Berlin, que "l'économie mondiale se redresse mais pas autant que nous l'espérions ", ajoutant que "c'est un processus très long".

"D'un côté, nous avons des opportunités" (pétrole bon marché, taux d'intérêt bas, etc.), "mais de l'autre côté, il y a beaucoup de risques, et particulièrement la Chine aujourd'hui", a-t-il poursuivi.

La croissance pas menacée

Le ministre de l'Economie a par ailleurs estimé que cette situation était susceptible de renforcer l'euro ce qui serait un "léger handicap" pour l'Europe.

"L'impact (de la crise chinoise) sur le court terme n'est pas d'une magnitude excessive sur l'économie française", a-t-il plus précisément affirmé.

"Il faut rester vigilant pour les entreprises qui sont très exposées à la Chine. En tout état de cause, la croissance française pour 2015 n'est pas menacée par la crise chinoise."

Avant Emmanuel Macron, la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal avait, elle, déclaré sur France 2 que la crise financière découlant de l'essoufflement de la croissance chinoise était "tout à fait relative", écartant toute menace de la reprise économique en France qui serait causée par la parte de vitesse de la Chine.

Interrogé dans les Echos, le Premier ministre Manuel Valls, lui, estimé que l'impact de cette crise "n'irait pas au-delà de quelques dixième de points de PIB".

J.M. avec agences