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Les scénarios pour débrancher le chômage partiel

Comment réduire la voilure sans saper tous les efforts mis en place ces trois derniers mois? C'est tout le dilemme du gouvernement.

A partir du 1er juin, l'Etat n'assurera plus la prise en charge complète du chômage partiel. Mais un arrêt trop brutal risquerait bien de provoquer un violent retour de flamme et donc faire exploser le chômage.

Si le gouvernement frappe trop fort, il y aura des licenciements prévient un haut responsable patronal. Dans ce contexte, plusieurs options sont évoquées.

La première piste, qui tient la corde, consiste à débrancher très progressivement la perfusion, l'Etat ne prendrait plus en charge 100% du chômage partiel mais seulement 90%, voire 80%, une solution jugée acceptable par les organisations patronales à condition de maintenir ensuite le dispositif en l'état pendant au moins trois mois.

Exclure les hauts salaires?

Autre solution: exclure les plus hauts salaires du dispositif. Rappelons que, jusqu'ici, l'Etat finance le chômage partiel jusqu'à 4,5 SMIC. Un plafond qui pourrait être abaissé avec un risque toutefois: pénaliser encore un peu plus des secteurs comme l'industrie ou l'aéronautique.

D'où l'autre option évoquée: la mise en place des dispositifs particuliers dans certains secteurs, à l'image de ce que propose la métallurgie comme réduire temporairement le temps de travail dans la limite de 40% et demander à l'Etat d'indemniser les salariés pour ce manque à gagner.

Une piste étudiée de près par le ministère du Travail. 

Caroline Morisseau et OC