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Les réformes rapporteraient gros à la Grèce

Yanis Varoufakis, ministre des Finances (à gauche), et Alexis Tsipras, premier ministre, veulent notamment lutter contre la corruption.

Yanis Varoufakis, ministre des Finances (à gauche), et Alexis Tsipras, premier ministre, veulent notamment lutter contre la corruption. - Louisa Gouliamaki - AFP

En luttant contre l'évasion fiscale et la corruption, Athènes espèrerait engranger plus de 7 milliards d'euros. Rien que la lutte contre le trafic d'essence et de cigarettes rapporterait 2,3 milliards d'euros.

La série de réformes que doit présenter la Grèce ce lundi 23 février devrait permettre de renflouer un peu les caisses. En effet, elle permettrait à Athènes d'encaisser plus de 7 milliards d'euros de recettes, notamment en luttant contre les trafics et en imposant les grandes fortunes, affirme le quotidien allemand Bild.

Selon le quotidien à gros tirage, qui dit tirer ses informations de sources proches du gouvernement grec, le plan que doit présenter le gouvernement d'Alexis Tsipras à ses créanciers (Union européenne, Banque centrale européenne et FMI) prévoit de lutter contre le trafic d'essence et de cigarettes, ce qui permettrait à l'Etat grec d'engranger respectivement 1,5 milliard et 800 millions d'euros.

L'exécutif de gauche radicale prévoit aussi de tirer 2,5 milliards d'euros de l'imposition des fortunes grecques et des oligarques, et encore 2,5 milliards au travers du recouvrement des dettes fiscales des particuliers et des entreprises, affirme encore Bild.

Au total, selon les chiffres du quotidien allemand, Athènes engrangerait ainsi environ 7,3 milliards de recettes.

Adoption du plan avant le 28 février

Après de laborieuses séances de négociations à Bruxelles, le gouvernement d'Alexis Tsipras s'est finalement accordé vendredi soir avec ses créanciers sur la prolongation de l'aide financière à la Grèce jusque fin juin.

Athènes doit présenter d'ici lundi soir un catalogue de réformes pour que le compromis soit entériné par ses partenaires. "Le nouveau gouvernement grec présentera son propre programme de réformes pour la prochaine étape intermédiaire, en mettant l'accent sur celles qui représentent un terrain d'entente (avec l'UE, ndlr), à savoir la lutte contre l'évasion fiscale, la corruption, la reconstruction de l'administration publique, et la réponse à la crise humanitaire", avait présenté vendredi soir le gouvernement grec. "Nous avons évité des mesures récessionnistes".

Plusieurs pays, dont l'Allemagne, devront ensuite faire adopter par leurs parlements, avant le 28 février, la prolongation du plan d'aide de la Grèce, que le gouvernement Tsipras souhaite être le dernier.

D. L. avec AFP