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Les PME qui n'obtiennent pas de prêt pourront bénéficier d'une avance remboursable

La cible de ces avances sont les PME qui ne trouvent pas de trésorerie pour redémarrer, notamment des entreprises industrielles de 40 à 50 salariés, indique le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Même si les prêts garantis par l'Etat (PGE) concernent déjà 230.000 entreprises, certaines PME trop fragiles n'obtiennent pas de prêt bancaire. Pour ces petites entreprises, le gouvernement annonce la création d'une "avance remboursable", a annoncé mercredi Bruno le Maire.

"Nous allons mettre en place un système d'avances remboursables pour 500 millions d'euros qui vont aider ces entreprises à acheter les matières premières ou les marchandises dans la restauration pour redémarrer leur activité", a déclaré le ministre de l'Economie sur RTL.

Cette mesure fait partie d'un nouveau projet de loi de finances rectificative (PLFR), le deuxième en moins d'un mois, qui doit être présenté dans la journée par le gouvernement avant d'être débattu au Parlement. Il porte de 45 à 110 milliards d'euros environ le montant total des aides à l'économie pour faire face à la récession.

Les PME rembourseront "quand elles le pourront"

Les entreprises "rembourseront ces avances que vont leur apporter l'Etat et la puissance publique quand elles le pourront et quand elles commenceront à avoir du chiffre d'affaires", a ajouté Bruno Le Maire.

La cible de ces avances qui seront distribuées par les services déconcentrés du ministère de l'Economie et des finances sont les PME "qui ne trouvent pas de trésorerie pour redémarrer", a-t-il précisé, évoquant des entreprises industrielles de 40 à 50 salariés.

"Les banques font le travail"

Le ministre considère néanmoins que "les banques font bien le travail", et qu'elles "répondent présent, qu'elles apportent des prêts".

"Mais nous avons noté depuis un mois que pour des PME qui sont trop fragiles, qui sont dans une situation compliquée, il y a des situations où on n'arrive pas à trouver de solution" avec les banques, a encore expliqué Bruno Le Maire, évoquant notamment le cas de celles qui sont mal notées par la Banque de France. Cette dernière indique d'ailleurs sur BFM Business que "moins de 1%" des demandes de PGE font l'objet d'un recours auprès du médiateur du crédit.

Mardi, le ministre avait indiqué que le nouveau PLFR allait autoriser les banques à financer les entreprises en redressement judiciaire.

OC avec AFP