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Les grandes entreprises françaises ont le moral

Malgré les mouvements sociaux et les tensions internationales, 7 dirigeants sur 10 affichent leur optimisme quant l'évolution de leur activité en 2020, selon une étude d'EuroGroup Consulting et BFM Business.

Le moral des grandes entreprises françaises au beau fixe. Dans son édition 2020, le baromètre EuroGroup Consulting pour BFM Business montre des patrons de grands groupes très confiants en ce début d'année.

Malgré les mouvements sociaux en France et les crises internationales, 7 dirigeants sur 10 affichent leur optimisme quant l'évolution de leur activité en 2020.

"Les fondamentaux sur lesquels les grands patrons ont travaillé depuis un certain nombre d'années sont là, les fondamentaux autour de leur outil industriel, la qualité de leurs effectifs, la formation qu'ils ont donné, la qualité de la main d'oeuvre qui est reconnue, tous les fondamentaux sont là", commente sur le plateau de Good Morning Business, Gilles Bonnenfant, président d'EuroGroup Consulting.

"Nos infrastructures aussi, c'est quelque chose de fort au niveau européen, le coût de l'énergie, qui sont autant d'éléments qui donnent cette capacité à investir et à continuer cette force qu'ont nos entreprises en France", poursuit-il.

Un optimisme qui s'appuie sur des indicateurs économiques très prometteurs, comme l'explique l'éditorialiste de BFM Business Emmanuel Lechypre: "Nos grandes entreprises françaises ne voient pas du tout de ralentissement de l'activité économique arriver en 2020. Si on prend tous les grands indicateurs du tableau de bord, la rentabilité, l'activité, l'investissement, l'emploi... sur tous ces aspects, les indicateurs sont mieux ou moins aussi bien orienté qu'il y a un an."

Petite nuance néanmoins, l'investissement. "Il y a une petite tendance un petit peu moindre sur les investissements industriels en France. Il y a plutôt des retours arrière avec la fin de l'offshoring heureux. On voit que que dans les services, dans les mutuelles, dans les sociétés d'assurance, on est en train de faire revenir des back-office qu'on avait envoyé un petit peu trop loin (...), on a ce mouvement qui d'ailleurs n'est pas que français", ajoute Gilles Bonnenfant.

Une confiance qui devrait se traduire par des embauches: un tiers d'entre eux s'apprêtent à recruter cette année. "On voit l'effet des réformes poussées par le gouvernement depuis 2017 c'est à dire une certaine assurance dans le recrutement. On a eu un petit doute à un moment sur ce qui allait se passer sur les prud'hommes, je pense que les conclusions de l'été dernier rassurent les dirigeants sur le fait que finalement, on peut embaucher et on peut avoir une fluctuation des salariés dans les entreprises", souligne l'expert.

Une confiance des grandes entreprises qui tranche avec le pessimisme de leurs salariés. Avec 80% de défiance, le moral économique des français est au plus bas d'après le baromètre Odoxa du mois de janvier.

OC