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Les Français plébiscitent les reformes d’Angela Merkel

Malgré ses vives critiques sur le nombre insuffisant de reformes engagées, les Français accordent leur sympathie à Angela Merkel.

Malgré ses vives critiques sur le nombre insuffisant de reformes engagées, les Français accordent leur sympathie à Angela Merkel. - Tobias Schwarz - AFP

Près des trois quarts des Français (72%) ont une bonne opinion de la chancelière allemande, selon un sondage Ifop paru dans le Journal du dimanche. Pourtant, ils sont plus de 76% à reconnaître que l’Allemagne connait des problèmes de bas salaires et de pauvreté.

L’herbe est toujours plus verte ailleurs. Ainsi, si François Hollande est au plus bas dans le cœur des Français, son homologue allemand Angela Merkel profite d’une belle cote de popularité.

Près des trois quarts des Français (72%) ont une bonne opinion de la chancelière allemande, selon un sondage Ifop paru dans le Journal du dimanche ce 14 décembre. (1)

Angela Merkel, qui vient d'être réélue triomphalement à la tête de la CDU, ne recueille que 28% de mauvaises opinions dans l'échantillon représentatif de la population française constitué par l'Ifop.

La chancelière a pourtant essuyé de vives critiques la semaine passée dans la classe politique française : si elle a considéré comme "justifié" le répit accordé par la Commission européenne à la France et à l'Italie pour redresser leurs finances publiques, la chancelière allemande a jugé insuffisantes les réformes engagées à ce stade. Mais les Français ne semblent pas lui en tenir rigueur.

Les sympathisants de droite sont 95% (contre 5%) à avoir une bonne opinion d’Angela Merkel, ceux de gauche sont 64% (contre 36%) et ceux du Front nationale 68% (contre 32%).

La France devrait s'inspirer des réformes allemandes

Une large majorité de personnes interrogées (73% contre 27%) trouve "regrettable que des personnalités politiques françaises critiquent l'Allemagne avec virulence compte tenu de la relation franco-allemande".

Pour 64% (contre 36%), la France devrait d'ailleurs "s'inspirer des réformes mises en place par l'Allemagne", qui ont permis au pays d’atteindre 1,45% de croissance cette année et d’afficher des comptes publics à l’équilibre. Cela n'empêche pas les trois quarts des sondés (74% contre 26%) d'estimer que "l'Allemagne exerce une trop forte influence sur la politique suivie par l'Union européenne".

La même proportion quasiment (76% contre 24%) pensent que l'Allemagne connaît des problèmes de bas salaires et de pauvreté. Le pays a en effet mis en place il y a 10 ans les "lois Hartz ", qui ont libéralisé le marché du travail et permis la création de 2,5 millions d’emplois. Mais beaucoup sont des temps partiels ou des CDD, à des salaires très faibles, de l’ordre de 450 euros, . Et comme le soulignait un rapport franco-allemand remis fin novembre à Emmanuel Macron et son homologue allemand Sigmar Gabriel, le travail des femmes est trop peu développé.

(1)- Sondage réalisé les 11 et 12 décembre auprès d'un échantillon représentatif de 1.011 personnes.

C.C. avec AFP