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Les demandes de RSA en forte hausse depuis le début de la crise sanitaire

Instauré en 2009, le Revenu de Solidarité Active (RSA) assure un revenu minimal aux personnes aux faibles ressources.

Instauré en 2009, le Revenu de Solidarité Active (RSA) assure un revenu minimal aux personnes aux faibles ressources. - François Guillot - AFP

En août, le nombre de bénéficiaires du RSA était supérieur de 7% à celui des prévisions réalisées par la Sécurité sociale avant la crise.

Les départements tiraient déjà la sonnette d’alarme depuis quelques semaines. Selon Les Échos, la crise sanitaire a provoqué une envolée peu surprenante des demandes de RSA (revenu de solidarité active). En août, le nombre de bénéficiaires était déjà supérieur de 7% aux prévisions réalisées par la branche famille de la Sécurité sociale avant l’épidémie. Le surcoût est pour sa part estimé à 5%, soit quelque 600 millions d’euros de plus que les 11,5 milliards d’euros de budget affecté au RSA l’an passé.

Il faut dire que la période du confinement a vu le nombre de bénéficiaires du RSA bondir sans que ce mouvement soit compensé par des sorties, le RSA ayant été gelé jusqu’en septembre. Paris a par exemple vu son nombre de bénéficiaires augmenter de 12,3% fin août par rapport à janvier (68.000 bénéficiaires). Et la hausse devrait se poursuivre partout en France.

Les départements réclament l'aide de l'État

Début octobre l’Association des départements de France estimaient déjà que les dépenses liées au RSA avaient augmenté en moyenne de 9,2% en août par rapport à la même période en 2019 et jusqu’à 16,7% en Corrèze.

Face à cette augmentation des dépenses, les départements ont envoyé une lettre au Premier ministre Jean Castex pour demander une meilleure compensation de l’État pour répondre à une urgence qui relève "de la solidarité nationale". Matignon s’était pour sa part dit "attentif" à la situation, rapportait le JDD.

P.L.