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Le secteur des services a presque retrouvé son niveau normal d'activité en juillet

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- - bertarnd guay AFP

Selon le cabinet IHS Markit, seuls les hôtels et restaurants affichent toujours une "contraction marquée".

Les services en pleine forme. L'activité dans le secteur en France a connu une forte expansion en juillet, qui a soutenu la croissance de l'ensemble du secteur privé, a confirmé mercredi le cabinet IHS Markit. L'indice mesurant cette activité a atteint 57,3, soit la plus forte croissance depuis avril 2018. Une valeur supérieure à 50 marque une expansion, une valeur inférieure à cette limite une contraction. "De nombreuses entreprises interrogées ont indiqué avoir retrouvé un fonctionnement proche de leur pleine capacité, grâce à un renforcement de la demande clients", selon le communiqué d'IHS Markit.

L'expansion concerne l'ensemble des sous-secteurs des services sauf celui des "hôtels et restaurants" qui a "de nouveau affiché une contraction marquée". Malgré une croissance plus forte de l'activité dans les services que dans le secteur manufacturier, c'est dans le tertiaire que "la contraction de l'emploi a affiché le rythme le plus soutenu", relève le cabinet. Pour l'ensemble du secteur privé, le taux de suppressions de postes est tombé à son plus bas niveau depuis mars.

Vers un retour à la croissance au troisième trimestre

L'indice composite mesurant l'activité du secteur privé a finalement atteint 57,3 le mois dernier, légèrement moins que la valeur de 57,6 publiée par IHS Markit le 24 juillet dans une première estimation. Enfin les perspectives d'activité du secteur privé "se sont renforcées et ont atteint un pic de cinq mois", avec un optimisme plus fort chez les prestataires de services que chez les fabricants, a encore noté le cabinet.

"Les dernières données PMI abondent ainsi dans le sens d'un retour à la croissance au troisième trimestre, qui poserait les bases d'une reprise du secteur privé français après les contractions enregistrées lors des deux premiers trimestres de l'année", a commenté Eliot Kerr, économiste chez IHS Markit.

J. B. avec AFP