BFM Business

Le gouvernement maintient le cap, affirme François Fillon

Malgré la défaite de la droite aux élections régionales en France, le gouvernement va maintenir le cap, avec priorité à la réduction des déficits publics, affirme le Premier ministre, François Fillon dans un entretien au Journal du dimanche. /Photo prise

Malgré la défaite de la droite aux élections régionales en France, le gouvernement va maintenir le cap, avec priorité à la réduction des déficits publics, affirme le Premier ministre, François Fillon dans un entretien au Journal du dimanche. /Photo prise - -

PARIS - Malgré la défaite de la droite aux élections régionales en France, le gouvernement va maintenir le cap, avec priorité à la réduction des...

PARIS (Reuters) - Malgré la défaite de la droite aux élections régionales en France, le gouvernement va maintenir le cap, avec priorité à la réduction des déficits publics, affirme le Premier ministre, François Fillon.

"On ne change pas une politique engagée depuis trois ans, qui commence à peine à produire ses effets, au risque de rater le train de la croissance qui repart", déclare-t-il dans un entretien au Journal du dimanche.

"Notre sujet, c'est de renforcer les mesures contre le chômage, de reprendre la lutte contre les déficits, de recentrer et d'amplifier notre action. C'est la leçon que je retiens des régionales. Rien n'existe que cela", ajoute le chef du gouvernement.

François Fillon n'a aucune intention de remettre en cause le bouclier fiscal ni la réforme des collectivités territoriales, pas plus qu'il ne souhaite solliciter la confiance du Parlement sur la politique du gouvernement.

"Je n'engagerai pas la responsabilité du gouvernement, et je ne prononcerai pas de discours de politique générale. Il n'y a pas de raison de le faire", dit-il. "Il n'y a pas de nouveau contrat avec le peuple, ni de changement de cap politique, ni de doute sur le soutien de la majorité".

"SARKOZY, CANDIDAT NATUREL DE LA MAJORITÉ EN 2012"

Le chef du gouvernement doit rencontrer lundi à la Maison de la chimie à Paris les parlementaires UMP, qui seront reçus mercredi par Nicolas Sarkozy.

"Les parlementaires sont en prise directe avec les Français. Ils ont des choses à dire à l'exécutif. Je veux les écouter et j'ai besoin de chacun d'eux dans les prochains mois", dit-il.

Malgré la fronde du Parti socialiste, qui préside la quasi totalité des régions, et les doutes d'une partie de la majorité, François Fillon dit vouloir poursuivre la réforme des collectivités territoriales.

"Nous voulons simplifier et rendre plus efficace l'organisation des territoires", dit-il. "Sur le mode de scrutin, le gouvernement est ouvert aux propositions de la majorité. Cette réforme va de pair avec une réduction des dépenses".

Si la réforme des retraites "est LA réforme des mois à venir", François Fillon rappelle que la réduction des déficits reste une priorité du gouvernement.

"Il y a un moment où le niveau d'endettement est simplement insoutenable", souligne-t-il.

"Nous allons continuer la réduction des effectifs de fonctionnaires. Nous allons surtout poursuivre le gel des dépenses de l'Etat dans le prochain budget. C'est un effort extraordinaire, extrêmement compliqué à mettre en oeuvre...", poursuit-il.

Loin devant le chef de l'Etat dans les sondages d'opinion, François Fillon réaffirme par ailleurs sa "loyauté" envers le chef de l'Etat, déjà exprimée cette semaine au Sénat.

"Les popularités ou les humeurs, c'est quelque chose de changeant. Ce qui comptera, ce sont nos résultats", dit-il.

Pour François Fillon, "Nicolas Sarkozy est le candidat naturel de la majorité en 2012".

Elizabeth Pineau, édité par Pascal Liétout