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Le commerce extérieur français devrait retrouver sa vigueur au second semestre

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Après avoir reculé en juillet à 3,4 milliards d’euros, le solde commercial s’est à nouveau détérioré en août pour atteindre 5,6 milliards d’euros. Pour autant, les prévisions de l’Insee pour le second semestre 2018 sont loin d’être alarmistes.

Le talon d’Achille de l’économie française. En août, le solde de la balance commerciale françaises s’est à nouveau vu amputé de quelques milliards, passant de 3,4 milliards de déficit en juillet, à 5,6 milliards. Un manque à gagner qui reste néanmoins plus faible que celui de juin qui dépassait les 6 milliards.

En juillet, le rattrapage des livraisons Airbus a profité au solde commercial, comme l’ont expliqué les Douanes dans un communiqué. Mais l’écart s’est creusé le mois suivant pour les produits de l’industrie aéronautique et spatiale, notamment en raison du « contrecoup du niveau exceptionnel des livraisons du mois de juillet », ont précisé les douanes.

« Beaucoup d’efforts ont été faits par les entreprises… »

Un déficit qui se détériore par rapport à l’Union Européenne en raison d’une « hausse des importations plus prononcée que celles des exportations », a indiqué Bercy. Pour Alain Bentéjac, Président des Conseillers du commerce extérieur (CCE) dont le 5ème mondial se tient en ce moment à Paris, cette baisse est « extrêmement décevant », a-t-il commenté à l’AFP. « Beaucoup d’efforts ont été faits par les entreprises et par les autorités qui ont mis en place depuis plusieurs années des mesures pour renforcer la compétitivité de nos entreprises », a-t-il ajouté.

Des efforts qui, sur le long terme pourraient payer. Selon la note de conjoncture d’octobre 2018 de l’Insee, le commerce extérieur français devrait repartir à la hausse sur le 3ème trimestre 2018. « Les livraisons aéronautiques rattraperaient leur retard pris en début d’année et les exportations se redresseraient nettement (+0,8 % puis+1,8 %) ».

Un commerce extérieur qui devrait repartir à la hausse

Les importations quant à elles, qui ont nettement augmenté du côté des produits manufacturés devraient « croître plus modérément au troisième trimestre (+0,5%), avant d’accélérer à nouveau en fin d’année », pour approcher les +1,6% d’augmentation, comme le précise l’Insee.

Malgré la dégradation du commerce extérieur pour le mois d’août, il devrait néanmoins contribuer à la croissance, à hauteur de 0,1 point de PIB, selon l’Institut de statistique. Avec des prévisions de croissance revues à la baisse par l’OCDE, la Banque de France et l’Insee, tablant sur 1,6% pour 2018, c’est du côté des entreprises qu’il va falloir se tourner. L’investissement des entreprises en service devrait rester « dynamique », notamment du côté des produits manufacturés.