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Laurent Berger juge "trop brutal" le rythme de réduction des déficits

Laurent Berger estime que les politiques sociales sont menacées.

Laurent Berger estime que les politiques sociales sont menacées. - Boris Horvat - AFP

Le leader de la CFDT a rejoint le diagnostic des ministres évincés du gouvernement. Il estime ainsi, dans une interview au Parisien de ce mardi 26 août, que la réduction des déficits "pèse sur le financement des politiques de solidarité".

Laurent Berger rejoint en quelque sorte le diagnostic établi par Arnaud Montebourg et Benoît Hamon Dans une interview au Parisien de ce mardi 26 août, le leader de la CFDT revient sur la crise politique qui secoue l'exécutif.

"Au moment où il y a une grave crise économique, sociale et citoyenne, on ne parle dans cette rentrée que de remaniement, de posture des uns et des autres, de leur amertume", se désole-t-il.

Or, "pour la CFDT, l'échéance n'est pas l'élection présidentielle de 2017 ! Notre cap et notre seul camp, ce sont les salariés et les chômeurs".

A ce titre, le numéro un de la CFDT dresse un constat similaire aux ministres évincés en contestant "le rythme de la réduction des déficits (qui) devrait être revu" car "il est trop brutal et pèse sur le financement des politique de solidarité dont les gens ont fortement besoin".

Valls attendu au tournant mercredi

Refusant toutefois de prendre position dans la querelle interne à la gauche ("ce n'est pas mon rôle"), Laurent Berger estime que la priorité du nouveau gouvernement doit être d'"accélérer tout ce qui permet de créer de l'emploi".

Il attend également de Manuel Valls, mercredi à l'université du Medef, "qu'il fixe des limites au patronat" et que ce dernier "tienne (les) engagements" pris en termes de soutien à l'emploi dans le pacte de responsabilité.

J.M. avec AFP