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Lagarde: Tsipras "m'a indiqué son soutien pour mon deuxième mandat"

Christine Lagarde a été réélue vendredi à la tête du FMI

Christine Lagarde a été réélue vendredi à la tête du FMI - Andrew Caballeros - Reynolds - AFP

Tout juste réélue, la directrice générale du FMI confie au JDD son opinion sur la question de l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE. Elle évoque aussi ses relations avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras assurant qu'elles sont "franches, cordiales et respectueuses".

Sans suspense ni surprise Christine Lagarde a succédé à elle-même vendredi 19 février, étant la seule candidate au poste de directeur général du FMI.

Si la prolongation de son mandat ne faisait guère de doute, l'ex-ministre française de l'Économie et des Finances s'apprête à faire face à une année 2016 qui s'annonce compliquée, l'OCDE ayant encore souligné la semaine dernière combien les perspectives de croissance mondiale s'annonce dégradées.

Mais dans l'immédiat c'est vers l'Europe que regarde Christine Lagarde. "L'incertitude autour de la solidité de l'Union européenne, les discussions sur l'appartenance de la Grande-Bretagne, les difficultés à coordonner une action en matière d'accueil des réfugiés sont un souci collectif", explique-t-elle au JDD de ce 21 février.

Éliminer les incertitudes

"L'UE est la première zone économique mondiale, le projet européen est une ambition démocratique extraordinaire. Tout doute dans ce domaine est préoccupant bien sûr", ajoute-t-elle.

Christine Lagarde regrette que les enjeux liés autour du Brexit renforcent les craintes qui peuvent peser sur la conjoncture. "Sur un plan économique ce qui nous importe est l'élimination des incertitudes. Les acteurs économiques n'investissent pas, n'embauchent pas, n'envisagent pas de projet dans une période d'incertitude. Cela vaut pour l'Europe, comme sur d'autres plans", déplore-t-elle.

La directrice générale du FMI a aussi évoqué d'autres sujets. Et notamment ses relations avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras, qui, apparemment, se sont bien réchauffées. "Nous nous sommes vus longuement à Davos. Il m'a indiqué son soutien pour mon deuxième mandat. Nous avons des relations franches, cordiales et respectueuses", détaille-t-elle au JDD. Le temps où Christine Lagarde déplorait de ne pas traiter avec "des adultes" à la table sur le dossier grec semble ainsi s'éloigner à grand pas…

J.M.