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La zone euro refuse de restituer 1,2 milliard d'euros à la Grèce

Alexis Tsipras espérait récupérer 1,2 milliard d'euros issus du fonds européen de stabilité financière.

Alexis Tsipras espérait récupérer 1,2 milliard d'euros issus du fonds européen de stabilité financière. - Aris Messinis - AFP

Le groupe de travail de l'Eurogroupe a considéré mercredi qu'il n'y avait pas de "motif légal" pour restituer à la Grèce le 1,2 milliard d'euros que le gouvernement Tsipras réclame au Fonds européen de stabilité financière (FESF).

La Grèce ne reverra probablement pas le 1,2 milliard d'euros qu'elle réclame au Fonds européen de stabilité financière (FESF). 

Le groupe de travail de l'Eurogroupe a en effet "eu une première discussion sur le montant des obligations rendues par le FHSF (Fonds hellénique de stabilité financière) au FESF (Fonds européen de stabilité financière) fin février", a indiqué un porte-parole. Il y a été considéré qu'il n'y avait "pas eu de surpaiement du FHSF au FESF. Le groupe de travail va réfléchir à la manière d'avancer sur cette question en temps utile".

Pas de ballon d'oxygène pour la Grèce

En février, le nouveau gouvernement de gauche radicale grec avait retourné au FESF 10,9 milliards d'euros d'obligations émises par ce dernier entre 2012 et 2014, pour la recapitalisation des banques grecques, et qui n'avaient pas été utilisées. Le FESF avait en effet envoyé pour ces recapitalisations 48,2 milliards d'euros d'obligations au FHSF. Les banques grecques en ayant en définitive utilisé 37,3 milliards d'euros, les 10,9 milliards représentent la différence.

Or, il est apparu qu'1,2 milliard d'euros provenant des propres réserves de trésorerie du FHSF avait aussi été utilisé pour la recapitalisation des banques grecques, à la demande de l'ancien gouvernement de coalition conservateurs-socialistes. Le nouveau gouvernement estime donc qu'il aurait dû déduire cette somme de ses reversements au FESF, et en réclame le retour, qui serait un petit ballon d'oxygène.

Les caisses du pays menacent actuellement d'être à sec, et la Grèce doit 15,5 milliards d'euros à ses créanciers entre mars et août.

Y.D. avec AFP