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La troïka est de retour en Grèce

Ni les mesures pour collecter l'impôt, ni le programme de privatisation ne ramène l'argent prévu.

Ni les mesures pour collecter l'impôt, ni le programme de privatisation ne ramène l'argent prévu. - -

Les représentants de la Commission européenne, du FMI et de la Banque centrale européenne vont procéder à un état des lieux du pays dans la perspective du prochain eurogroupe. La Grèce semble ne pas réussir à tenir les objectifs...

Les difficultés de l'Espagne auraient presque fait oublier celles de la Grèce. Et pourtant, Athènes est à nouveau aux abois et mardi 24 juillet la troïka sera de retour. Les représentants de la Commission européenne, du FMI et de la Banque centrale européenne vont ainsi faire l'état des lieux du pays dans la perspective du prochain eurogroupe, qui doit se tenir en septembre.

Ils vont ainsi pouvoir constater que rien ne fonctionne en Grèce. Ni les mesures pour collecter l'impôt, ni le programme de privatisation. Ce dernier était censé rapporter trois milliards dès cette année. Au final, les sommes récoltées risquent d’être dix fois moindres.

Le gouvernement tente malgré tout de mettre en place le plan d'économie promis à la troïka. En vain pour l'instant.

Une échéance au 20 août

Cette situation risque de faire ressurgir les tensions politiques. Déjà, lassé par tant de pression, le responsable chargé de piloter les privatisations vient de démissionner.

Plus inquiétant, la Grèce pourrait rapidement être à nouveau à court d'argent. Dès le 20 août prochain, elle doit rembourser sa prochaine échéance de 3,3 milliards d'euros à la BCE.

Certains responsables grecs commencent déjà à réclamer un prêt relai qui permettrait de combler le trou… en attendant que l'Europe vole à nouveau à son secours.

Caroline Morisseau