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La Grèce est plus dangereuse que la Syrie, selon les investisseurs

De nouveaux affrontements ont eu lieu ce week-end en Grèce

De nouveaux affrontements ont eu lieu ce week-end en Grèce - -

En pleine crise économique, les placements se détournent de la Grèce, selon un sondage réalisé par l'agence internationale d'audit et de conseils BDO.

La guerre civile effraie moins les investisseurs que la crise de l’euro! Voilà le résultat d'un sondage (en anglais) publié par le réseau d’audit et de conseil BDO, qui a interrogé un millier de directeurs financiers de multinationales, issus de 14 pays. Seuls l’Iran et l’Irak sont considérés comme des pays à plus fort risque que la Grèce. La nouvelle est rude pour le gouvernement grec. Pour redresser la barre, 150 réformes sont encore nécessaires d’après le rapport provisoire des observateurs de la troïka.

L’Espagne, elle, n'est pas beaucoup mieux lotie: elle arrive en septième place de ce sondage, devant l'Égypte, alors même que le FMI a salué les “importants progrès” du secteur bancaire espagnol.

La Grèce, un pays à haut risque pour les investissements
La Grèce, un pays à haut risque pour les investissements © -

Méfiance envers l'Europe, repli vers les Bric

Alors que les investisseurs se méfient des pays du sud de l'Europe, les Bric (le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine), au contraire, continuent d’attirer les capitaux. Les directeurs financiers interrogés choisissent en tête la Chine comme destination préférée pour leurs placements, suivie des États-Unis. Martin Van Roekel, président du réseau BDO, s’est d'ailleurs dit surpris que les forts taux d’endettement des États-Unis et du Japon ne suscitent pas l’inquiétude des entreprises.

BDO a, en effet, également dressé un palmarès des pays les plus attractifs au monde aux yeux des investisseurs. L’Allemagne et le Royaume-Uni sont les seuls Etats européens dans ce top 10. La France, quant à elle, arrive 13ème du classement, et perd six places par rapport à l’année dernière. L'incertitude économique est la raison première invoquée par les sondés pour justifier leurs réticences à investir. Au total, seuls 66% d'entre eux prévoyaient une augmentation de leurs placements à l’étranger en 2013.

Audrey Dufour