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LA BCE fait décoller la Bourse de Paris

La Bourse de Paris plébiscite les annonces de Mario Draghi.

La Bourse de Paris plébiscite les annonces de Mario Draghi. - François Lenoir - Reuters

Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, a indiqué ce jeudi qu'il réexaminerait sa politique monétaire en décembre. Le CAC 40 prenait 2% après ces annonces.

La place parisienne s'enthousiasme ce jeudi après les propos de Super Mario sur de nouvelles mesures de soutien à l'économie à venir. Le CAC 40 prenait plus de 2% en début d'après-midi ce 22 octobre. Un peu plus tôt, le gouverneur de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a annoncé qu'il allait "réexaminer" sa politique monétaire lors de sa prochaine réunion du conseil des gouverneurs en décembre.

"Le degré d'assouplissement de la politique monétaire devra être réexaminé lors de notre réunion de décembre", quand la BCE actualisera ses prévisions de croissance et d'inflation, a déclaré Mario Draghi. S'il devait passer à la vitesse supérieure dans son soutien aux prix et à l'économie, le conseil est ouvert à l'utilisation de "tous les instruments de politique monétaire", a précisé le banquier central. Cela inclut également une potentielle nouvelle baisse de taux, dont Mario Draghi a reconnu qu'elle avait été discutée lors de la réunion de jeudi à Malte.

Pour l'instant, la BCE soutient l'économie de la zone euro avec des taux d'intérêt très bas (0,05% pour le taux principal), des prêts aux banques et un vaste programme d'achats de dettes publiques et privées, au rythme de 60 milliards d'euros par mois jusqu'à au moins septembre 2016.

Les prix continuent de baisser

Alors que les prix stagnent voire baissent en Europe, en contradiction avec l'objectif d'une inflation légèrement en dessous de 2% en rythme annuel, la BCE est sous pression pour en faire encore plus, par exemple en gonflant le volume du programme de rachats de dette, ou en le prolongeant. Cette pression ne va pas mollir, au contraire, Mario Draghi ayant reconnu jeudi que l'inflation allait rester faible à court terme.

Super Mario a répété que le conseil des gouverneurs était "prêt à agir", et qu'il était, non pas dans un mode "attendre de voir" ("wait and see"), tel que beaucoup de commentateurs ont décrit son attitude, mais en plein travail d'évaluation de la situation ("work and assess").

Un certain nombre de risques pèsent sur les perspectives d'inflation, notamment les prix du pétrole, le ralentissement économique observé en Chine, mais les banquiers centraux attendent de pouvoir mieux apprécier leur effet potentiel sur la zone euro pour passer à l'action, et pensent qu'ils en sauront plus en décembre.

N.G. avec AFP