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La BCE demande à l'UE de continuer les réformes pour trouver la croissance

Malgré le vote de protestation qui s'est exprimé lors des élections européennes, la BCE appelle les Etats à poursuivre leurs réformes.

Malgré le vote de protestation qui s'est exprimé lors des élections européennes, la BCE appelle les Etats à poursuivre leurs réformes. - -

Yves Mersch, membre du directoire de la BCE, a appelé les dirigeants des Etats membres à ne pas relâcher leurs efforts afin de rendre l'économie de leur pays plus efficace et respecter les règles budgétaires.

Les membres de l'Union européenne ne doivent pas infléchir leurs efforts, et ce malgré le vote de protestation qui s'est exprimé lors des élections européennes, estime Yves Mersch, membre du directoire de la BCE, ce 31 mai.

Il estime qu'il faut poursuivre les réformes structurelles au sein de l'Union et achever ce qui a été entamé avec la création de la zone euro en 1999.

"Je perçois dans l'actuelle tendance à s'opposer aux réformes une possibilité encore éloignée mais nette que la croissance (économique) dans la zone euro s'engage dans la voie d'une baisse".

"C'est la raison pour laquelle continuer à faire progresser la réforme structurelle est essentielle", affirme-t-il. "Nous avons fait beaucoup pour stabiliser la zone euro avec l'union bancaire et d'autres réformes. Maintenant nous devons trouver les moyens de faire croître la zone euro de manière durable".

Une majorité pro-européenne au Parlement

Le scrutin a été marqué par une poussée de l'extrême-droite et des eurosceptiques notamment en France, en Grande-Bretagne et au Danemark tandis que les populistes ont également gagné du terrain dans les autres pays. Ces résultats ont accentué les pressions auxquelles sont confrontés les dirigeants des Vingt-Huit notamment en vue d'une plus grande intégration européenne.

Dans ce contexte, Yves Mersch tient à rappeler que "les électeurs en Europe ont dans leur ensemble donné à leurs dirigeants un mandat pour cela. Nous avons une majorité pro-européenne au Parlement. Si nous n'utilisons pas ce mandat, ils (les électeurs) risquent de ne pas en donner d'autre".

C.C. avec Reuters