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L'Italie et Chypre font basculer les Bourses européennes dans le rouge

Les Bourses européennes sont passés du vert au rouge, ce lundi 25 mars

Les Bourses européennes sont passés du vert au rouge, ce lundi 25 mars - -

Auparavant bien orientés, les marchés européens ont clôturé en baisse, en raison d'une rumeur de dégradation de l'Italie par l'agence Moody's, ce lundi 25 mars. Paris a perdu près de 1%.

A peine les craintes sur Chypre et la zone euro semblaient s'estomper, que plusieurs éléments les ont fait resurgir. Ce vendredi 25 mars, les indices européens perdaient du terrain. A la clôture, la Bourse de Milan était la plus touchée avec une baisse de 2,50%. Le CAC40 cédait 1,12%, la Bourse de Francfort perdait 0,51%, celle de Londres 0,22%. Enfin Madrid chutait de 2,27%.

Signe de tensions sur les marchés, les coûts d'emprunts des pays considérés comme les plus fragiles de la zone euro, l'Italie et l'Espagne, augmentaient sur le marché de la dette. Les taux à 10 ans de Madrid augmentaient de 0,10%, tout comme ceux du pays transalpin.

L'euro a de son côté, peu après la clôture de Bourses, atteint un plus bas de quatre mois face au billet vert, à 1,2830 dollar pour un euro.

Un retournement de situation lié à deux évènements : une rumeur selon laquelle l'agence de notation Moody's pourrait dégrader la note de crédit de l'Italie, et des propos du président de l'eurogroupe selon lesquels le sauvetage de Chypre ferait "école".

Fitch avait déjà dégradé l'Italie

"Dans les salles de marché, la rumeur circule depuis quelques heures. Cela me semble plausible car l'incertitude politique dure depuis trop longtemps", a déclaré un opérateur à Milan, cité par Reuters.

Interrogée par cette dernière, Moody's se refuse pour le moment à tout commentaire. Mais si cette rumeur se confirmait, le groupe serait la deuxième agence à dégrader l'Italie après le résultat des élections législatives qui ont plongé le pays dans l'impasse politique.

Fitch avait ainsi décidé, le 8 mars dernier, d'abaisser la note du pays de A- à BBB+, citant la situation politique comme un facteur pouvant aggraver la récession que connaît l'Etat méditerranéen.

Chypre: de l'optimisme à l'inquiétude

Autre facteur qui a maintenu les bourses sous pression, les marchés restent inquiets quant au remède de cheval imposé à Chypre pour débloquer l'aide européenne.

"Le résultat obtenu un dimanche soir apporte un soulagement instantané mais ne constitue pas une garantie pour des eaux plus calmes", estime ainsi Carsten Brzeski, analyste d'ING.

Le chef de file de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a accentué la tension en déclarant que "le plan de sauvetage élaboré pour Chypre représente un nouveau cadre de résolution des difficultés bancaires de la zone euro et d'autres pays pourraient devoir restructurer leur secteur bancaire", dans un entretien à Reuters. Ce qui laisse penser que le sort réservé à Chypre pourrait être appliqué à d'autres Etats.

Ces propos ont fait craindre aux investisseurs de possibles nouvelles pertes sur leur participation dans des banques des pays les plus en difficultés de la zone euro, qui auraient besoin d'être sauvées.

Jeroen Dijsselbloem est ensuite revenu sur ses propos en assurant que "Chypre est un cas spécifique", et qu'ainsi les solutions retenues ne sont pas un modèle.

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J.M. avec agences